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La section 11 du Corps métiers de couture de la commune de Lomé (COMECOL) a lancé ce vendredi à Lomé le projet d’appui en équipements des couturiers. Ce projet dont l’initiateur est le styliste Franco Dimelo, de son vrai nom Ayite Gaba, et soutenu par la Chambre régionale de métiers du District autonome du Grand Lomé (CRM DAGL), crée un actionnariat dans le but de faire acquérir des matériels de couture aux couturiers et couturières du Togo à des prix subventionnés, allant jusqu’à une réduction de 25%.
Autrement dit, cette initiative fait d’une part des couturiers, des actionnaires en matière d’acquisition des matériels de couture. D’autre part, le projet crée une tontine pour les couturiers qui veulent avoir un article mais ne peuvent pas débourser en même temps la totalité du prix fixé.
Grande a été la satisfaction des artisans, surtout le corps de couture. A la cérémonie de lancement, ils l’ont manifesté clairement. Ce projet, a lancé un d’entre eux, est une bouée de sauvetage mais surtout un projet qui vient donner un autre positionnement au corps de couture dans l’économie au Togo.
De quel constat est donc né ce projet ? « Nous avons remarqué que les Togolais sont nombreux dans le domaine de la couture. Mais force est de constater qu’ils ont des difficultés à acquérir leur matériel de travail. A la suite d’un sondage fait sur le marché pour lister le matériel difficile à trouver, nous avons donc initié ce projet, en partenariat avec la CRM DAGL qui subventionne les matériels », a expliqué franco Dimelo.
Pour devenir actionnaire, le membre de COMECOL peut participer au capital. Il devient ainsi actionnaire.
Ce projet ne concerne pas seulement les actionnaires. Les couturiers et couturières qui veulent se procurer une machine ou un article à moindre coût, sans débourser la totalité en même temps, y trouvent aussi leur compte. Pour ceux qui ne peuvent pas verser la totalité du prix d’un matériel, le projet intègre une tontine. Dès que la totalité du prix de l’article est cotisé, le couturier entre en possession de son article.
Lors du lancement du projet, une exposition a permis de voir certains articles que propose ce projet. Parmi eux, on compte les machines à ourlet, les machines à pierre, les ciseaux, les clics chargeables et non chargeables, les fers à repasser industriels, les machines à coudre communément appelées piqueuses, les mannequins d’essayage, d’exposition et de vitrine etc.
Ce projet qui a commencé avec un capital de 1,8 millions de francs CFA, est à la date de lancement du projet à environ 8 millions de francs CFA. En moins d’un an. Les initiateurs du projet ne cachent pas leur ambition, celle d’atteindre un plafond financier intéressant pour couvrir tous les couturiers et couturières au Togo.
Avec une seule boutique au jour d’aujourd’hui, le projet vise, dans les mois à venir, à avoir des boutiques de vente de matériel de couture dans toutes les localités du Togo.
Elom Komi Semanou, président CRM DAGL
Le lancement du projet a été présidé par Elom Komi Semanou, président de la CRM DAGL. « Je ne peux que féliciter tout le bureau de COMECOL, renouveler ma gratitude et reconnaissance, surtout au bureau de la section 11 pour ce projet. Je ne m’y attendais pas. Le premier jour qu’ils m’ont présenté ce projet, je leur ai demandé si des artisans peuvent réfléchir ainsi », s’est-il réjoui.
Il a fait savoir que ce projet tombe à pic dans un pays où au Grand Lomé, on compte chaque année entre 6000 et 7000 nouveaux patrons à la fin des examens. Mais, les sondages, selon lui, montrent que ceux et celles qui arrivent à ouvrir un atelier et à se mettre à leur propre compte sont peu nombreux. La première raison qui justifie cet état des choses, selon le président du CRM DAGL, c’est à cause de l’impossibilité des se procurer le matériel de couture.
Le président a invité les autres corps de métiers à copier ce bel exemple.
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