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L’Afrique a-t-elle une science propre à elle? En réponse à cette question, ce sont souvent les Africains eux-mêmes qui soutiennent que l’Afrique est un continent qui n’a pas de science. Cette réponse donnée sous le prisme occidental de la science, est vite démontée par des sachants africains. C’est le cas par exemple de Dr Dieudonné Ake. Cet écrivain ivoirien qui pendant deux décennies a officié comme un pasteur chrétien, a compris que la voie royale pour élever l’Afrique, c’est sa spiritualité ancestrale qu’aucune science n’égale.
Pour ce traditionnaliste africain et conférencier international reçu dans l’émission Surface de vérité sur BF1, la science africaine est une haute science. Et le seul mal de l’Afrique, c’est d’avoir suivi le colon qui a divisé la science et la spiritualité.
« Ce qui a fait que l’Africain pense qu’il n’a pas de science, c’est le mot qu’on a plaqué à sa science : la sorcellerie. On a utilisé ce mot péjoratif qui effraie et fait fuir tout le monde », a-t-il décrit.
Lorsque l’esclavagiste a pris la domination sur l’homme noir, soutient le traditionnaliste, il lui a dit qu’il n’est capable de rien, qu’il n’a pas d’intelligence et qu’il est un bien meuble. « L’Africain est le seul être sur la terre qui a renié tout ce qu’il possède pour embrasser pour les autres. L’Africain est tout le monde, sauf lui-même, ce qui est dangereux », note-t-il.
Il compare la situation dans laquelle se trouve les Africains à un champ de riz où le paysan, pour faire fuir les oiseaux qui dérangent son riz en progression, fabrique et installe un épouvantail qui les chasse en mimant les gestes de l’homme. L’Afrique, selon l’auteur de l’ouvrage intitulé ‘La spiritualité africaine ancestrale, sorcellerie ou science quantique?’, a été enfermée sous cet épouvantail ou ce seul mot qu’est la sorcellerie.
Selon lui, c’est à raison que le colon a fait ce choix. Ne comprenant pas le paradigme de la science africaine, il a fait le choix de la rendre diabolique et satanique. Et aujourd’hui malheureusement, regrette-t-il, c’est l’homme noir qui se fait le porte-parole de cette idée occidentale.
C’est quoi la science africaine?
La ‘sorcellerie’, insiste Dr Ake, est un mot savamment choisi par le blanc pour diaboliser les pratiques des sachants africains. Celui qu’on appelle sorcier, explique-t-il, c’est le détenteur d’un savoir. Et c’est la physique quantique, une théorie nouvelle occidentale qui décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle atomique et subatomique, qui permet aujourd’hui de comprendre que la science africaine est à des années-lumière de la science occidentale. « Dans chaque être existant, il y a des atomes en lesquels il y a l’énergie vitale, la vibration et les fréquences. Celui qu’on appelle sorcier, c’est quelqu’un qui a des codes naturels qu’il compose par une pratique ou une formule magique, et qui lui permettent de projeter ses propres atomes dans les atomes qui sont dans l’espace », indique-t-il.
Selon le docteur Ake, sans intermédiaire et en un clin d’œil, un atome à Ouagadougou et un autre à Tokyo peuvent interagir. La science moderne, dit-il, a fini par comprendre que les ancêtres africains étaient des scientifiques qui se déplaçaient à 22.000 km/seconde, une vitesse qui dépasse celle des missiles hypersoniques et qu’aucun engin hypersophistiqué créé jusqu’à ce jour n’a pas encore atteint.
Pour ce sachant africain, la communauté ancestrale africaine ne disposait pas d’appareil d’écographie mais les femmes connaissaient le sexe de leurs enfants avant leur naissance.
Il a aussi insisté sur les expériences d’un professeur japonais qui qui l’ont conduit à découvrir que l’eau a une mémoire à laquelle on peut transmettre une onde positive ou négative. Une vérité que les Africains connaissent depuis la nuit des temps à travers la libation.
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