- Advertisement -
La prise en compte du cycle menstruel dans l’accompagnement des athlètes féminines devient effective au Togo. A la faveur d’une session de formation organisée ce jeudi à la Fédération togolaise de football (FTF) à Lomé par l’association Djila et soutenue par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les coaches et encadreurs de plusieurs disciplines sportives, des acteurs clés dans le parcours des sportifs, ont débattu du sujet de la santé menstruelle dans le sport.
Une séance ouverte par Joël Akoli Eklou, chargé des programmes adolescents et jeunes à l’UNFPA, représentant de la Représentante de l’UNFPA au Togo en présence du Directeur national technique de la FTF, Dodji Siabi Eklou, de la présidente de l’association Djila, Edwige Apedo et de la présidente de l’Association des femmes professionnelles des médias au Togo (AFPM-Togo), Elisabeth Apampa.
Edwige Apedo, présidente de l’Association Djila
« Aujourd’hui, nous ouvrons un espace d’échange autour d’un sujet encore trop souvent entouré de silence et de tabou : la santé menstruelle dans le sport. Pourtant, le cycle menstruel fait partie de la réalité des athlètes et sa prise en compte peut contribuer à améliorer leur confiance et leur accompagnement et leur performance », a lancé d’entrée la présidente de l’association organisatrice.
Selon elle, il y a un silence ou un tabou qui entoure le sujet. Elle n’en veut pour preuve que l’étude nationale réalisée en 2017 par Born Fonden et ses partenaires sur la gestion de l’hygiène menstruelle au Togo. Selon cette étude, plus de 47% des filles togolaises ne savent pas que les règles sont un phénomène naturel et plus 44% d’entre elles déclarent n’avoir reçu aucune information avant leur première menstruation. La même source fait savoir que dans les établissements scolaires, 68% des élèves ignorent presque tout de la gestion des menstruations.
Vues sur le plan des jeunes sportives, ces réalités, selon Edwige Apedo, peuvent avoir des conséquences sur la confiance en soi, la participation aux activités physiques et sportives et parfois contribuer à l’éloignement des jeunes filles des espaces où elles peuvent développer leur potentiel.
Pour l’agence onusienne, trop souvent, les menstruations sont perçues comme un obstacle ou une vulnérabilité dans le milieu sportif. Une idée, soutient l’UNFPA, soutenue par le manque d’information et qui à terme, peut freiner la pratique sportive des jeunes filles et limiter leur performance.
Une partie des coachs et encadreurs participant à l’atelier
Après les discours, les coaches et encadreurs participants, au nombre desquels les entraineurs des équipes féminines senior et U-17 de football, ont touché du doigt des outils concrets devant les aider à mieux accompagner les athlètes.
Placé sous le thème : ‘cycle et performance : comprendre pour mieux entrainer’, cette activité fait partie intégrante du projet ‘briser le tabou des menstruations dans le sport’ lancé en mai 2026 par l’association Djila, avec une campagne digitale dénommée ‘mon cycle, ma performance’ et des campagnes de sensibilisation auprès des athlètes. Ce projet se donne pour finalité de promouvoir une meilleure compréhension et gestion de l’hygiène menstruelle chez les jeunes filles sportives.
- Advertisement -







