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Comme en fin d’année 2021, depuis ce lundi 13 novembre, 2 journalistes non des moindres ont encore des démêlés avec la justice togolaise. Loïc Lawson, patron du journal ‘Flambeau des démocrates’ et président de la section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-Togo) et Anani Sossou, journaliste freelance, ont commencé une garde à vue à la Brigade de recherches et d’investigation (BRI). Ceci, dans une affaire de vol d’argent dans la maison d’un ministre.
Cette situation préoccupe vivement l’UPF-Togo. Dans un communiqué signé par son vice-président Dr Pierre-Claver Kuvo, l’organisation de presse pointe du doigt le contournement, par le plaignant, des mécanismes d’autorégulation prévus par le code de la presse et de la communication pour, dit-elle, résoudre les différends liés à la diffamation.
« Ils ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête faisant face à des accusations de diffamation, d’atteinte à l’honneur du ministre et incitation à la révolte. Nous attirons l’attention sur le contexte plus large de cette affaire, en rappelant les antécédents judiciaires impliquant le ministre Adedze et des journalistes togolais », écrit-il.
L’organisation veut ainsi rappeler qu’en fin 2021, deux journalistes, notamment Ferdinand Ayité, patron du journal ‘L’Alternative’ et Joël Egah, patron du journal ‘Fraternité’, dans une affaire qui les opposait à 2 ministres dont le ministre d’Etat Kodjo Adedze, ont été déposés à la prison civile de Lomé, après quelques jours d’audition.
L’UPF-Togo exhorte donc les autorités judiciaires à garantir un traitement équitable et transparent pour les 2 journalistes, un traitement qui respecte les principes fondamentaux de la liberté de la presse et du droit à l’information.
« La démocratie ne peut prospérer que dans un environnement où les médias peuvent fonctionner librement sans craindre des représailles. La répétition de telles situations ne peut que nuire à la démocratie et à la libre expression au Togo », soutient l’UPF-Togo.
L’organisation présidée par Loïc Lawson appelle la communauté internationale, les organisations de médias et les défenseurs des droits de l’homme à, dit-elle, rester vigilants face à des développements.
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