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Pays de l’Afrique de l’ouest, le Togo commémorera le 65è anniversaire de son accession à l’indépendance, le 27 avril prochain. A un peu plus de 2 mois de cette date, le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) monte au créneau pour renouveler une demande.
L’organisation réitère son appel au chef de l’Etat d’offrir la grâce présidentielle aux personnes jugées le 3 février dernier, dans le cadre de la première session des assises de l’année 2025.
C’est dans un communiqué signé par son président du conseil d’administration, Me Claude Amegan, que le collectif fait cette demande. Selon l’organisation, cette grâce présidentielle dans l’affaire Adam Latif, Djobo Boukari et autres sonnera comme un signal fort d’apaisement, de rassemblement des forces vives de la nation et de cohésion sociale.
« Cette condamnation ouvre la possibilité pour le chef de l’Etat, de leur faire bénéficier de la grâce présidentielle, un pouvoir discrétionnaire que lui confère la loi », écrit Me Amegan.
L’autre possibilité, indique le collectif, c’est la demande de liberté conditionnelle. Le CACIT espère dans ce cas que le ministre de la justice donnera une suite favorable aux requêtes que les personnes condamnées voudront bien lui soumettre.
Arrêtés et détenues dans le cadre des manifestations politiques de 2018, ces personnes, aujourd’hui au nombre de 14, ont été condamnées à 10 de prison pour leur implication dans un « complot contre la sécurité intérieure de l’Etat, groupement de malfaiteurs et troubles aggravés à l’ordre public ».
Pour rappel, le CACIT et d’autres organisations ont toujours, dans le cadre de leur plaidoyer, recommandé au gouvernement qui s’est constitué en partie civile dans cette affaire, de choisir l’option de libérer les personnes concernées, en abandonnant les charges au nom de la cohésion sociale ou de leur faire bénéficier d’un procès équitable dans un délai raisonnable.
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