Va-t-on vers des affrontements entre populations et forces de l’ordre et de sécurité dans la préfecture de Vo (50 km au nord-est de Lomé) ?
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) vient de rendre public un communiqué, dans lequel il alerte l’opinion sur des tensions perceptibles dans cette préfecture, à cause de la protection dont jouit un bouvier dénommé Ousmane Ali de la part du préfet.
Selon ce document de l’association de défense des droits de l’homme présidée par le pasteur Komi Edoh, devant les dégâts que cause la transhumance, surtout dans le canton de Dagbati, avec son lot d’actes « inhumains » et « immoraux » de la part des bergers, notamment des harcèlements sexuels et des viols et des tentatives de viols des femmes et des jeunes filles, les populations ont eu à discuter avec le bouvier sédentaire en question qui a accepté de quitter les lieux.
« Mais le préfet s’oppose catégoriquement et rassure cet éleveur et lui garantit la sécurité », note M. Edoh qui y voit une manière pour l’autorité administrative de protéger ses « intérêts ».
« Remontées » et « agacées », indique le communiqué, les populations n’ont trouvé mieux à faire que de donner un ultimatum au bouvier qui, apprend-on, est « un distributeur de billets de banque et de bœufs à ses complices ».
L’association appelle donc les autorités togolaises à intervenir rapidement afin de résoudre impartialement et honnêtement cette situation.
Pour rappel, le phénomène de transhumance continue d’être un problème réel au Togo. L’année dernière seulement, on a encore enregistré des morts aussi bien auprès des populations que dans le camp des transhumants.







