La branche togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN-Togo) était ce lundi au front contre les violences à l’égard des filles et des femmes handicapées au Togo. C’est à la faveur de son initiative traditionnelle ‘Rendez-vous du REMAPSEN’. Ce réseau, appuyé par l’ONG ‘La Colombe’, ONUFEMMES et soutenu par le Fonds français Muskoka, a réuni un parterre de journalistes autour du thème d’actualité : ‘rôle des médias dans la promotion de l’inclusion et la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes et des filles au Togo’.
Au Togo, les personnes en situation de handicap représentent un peu plus de 10% de la population, selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat. Et parmi ces personnes au nombre desquelles il y a plus de femmes, celles-ci emportent le lourd tribut en matière de discrimination. Comment faire pour rectifier le tir ?
Ambroisine Memede, coordonnatrice de REMAPSEN-Togo
Selon la représentante de l’ONG La Colombe, pour gagner du terrain contre cette question de handicap, il faut mettre à contribution la communication, l’inclusion et insister sur la sensibilisation des personnes en situation de handicap afin qu’elles puissent s’intégrer.
Cette activité s’inscrit, selon Ambroisine Memede, coordinatrice de la branche togolaise du REMAPSEN dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) avec pour thème national : ‘agissons ensemble contre les violences à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo’.
« Il s’agit pour nous de comprendre la thématique pour mieux en parler. Pour aborder une thématique, il faut la connaître. Comment les médias peuvent aujourd’hui participer à l’inclusion et à la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées du Togo ? C’est la question au cœur de notre rendez-vous de REMAPSEN qui est un espace d’échange, de partage et de débats où nous indexons les questions cruciales liées à notre communauté », a-t-elle expliqué.
Pour clarifier les concepts, le REMAPSEN a fait appel à l’expertise de la Fédération togolaise des associations des personnes handicapées (FETAPH). Selon Enyonam Numado-Akakpo, président du conseil d’administration de cette fédération, la question de la discrimination à l’égard des femmes et des filles se pose sur plusieurs plans, notamment sur le plan de la scolarité, de la santé, de l’équipement sanitaire, de l’emploi etc.
Sur le plan sanitaire, il a regretté que le personnel médical et paramédical n’est pas outillé et informé sur les questions de santé ou de reproduction des personnes handicapées. A cela s’ajoute, a-t-il dit, l’inadaptation de l’équipement sanitaire.
« Les médias doivent sensibiliser et communiquer pour attirer l’attention des autorités et des populations sur ces questions. De plus, il faut que les personnes handicapées accèdent à des postes de responsabilité et l’inclusion va aller très vite », a-t-il proposé.







