jeudi, juillet 30, 2026
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    9è NDH : un panel propose des solutions pour améliorer les conditions de détention au Togo

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    Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a déroulé vendredi soir à Lomé les activités de la 9è édition de la Nuit des droits de l’homme (NDH). Une soirée riche en panels et en remise de prix qui a rassemblé en un lieu des personnalités au nombre desquelles les représentants de l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, les représentants de divers ministères, de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), les ténors des organisations de la société civile et des professionnels des médias.
    Au cours de cette soirée de distinction soutenue par Brot für die Welt et l’Union européenne, le premier panel a suscité beaucoup de réactions. Il a eu pour thème : ‘conditions de détention au Togo’.
    Il a été animé par Me Ferdinand Amazohoun, le Directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou et le Directeur exécutif du CACIT, Ghislain Nyaku.
    Le premier communicateur de ce panel qui n’est autre que l’avocat, a intervenu par rapport aux 40 ans de la Convention contre la torture, avec en toile de fond le bilan et les perspectives.
    Selon Me Amazohoun, prise en 1984, cette convention a cette année 40 ans. Du chemin a été fait et cette convention, selon ce juriste praticien, est aujourd’hui devenue le principal outil de défense contre la torture et de promotion des droits de l’homme. Le Togo, a-t-il ajouté, a réussi à l’intégrer dans sa législation.
    « Sur les lieux de détention, plusieurs OSC veillent au grain. Une nouvelle prison a été construite à Kpalimé et le CACIT est toujours dans la promotion des droits de l’homme », a-t-il précisé.
    Pour cet intervenant, il faut cependant réfléchir aux mesures alternatives à la détention pour éviter de prendre systématiquement un mandat de dépôt. « La prison, telle qu’on l’a aujourd’hui, n’existait pas dans la culture africaine », a-t-il insisté.
    Il a aussi pointé du doigt une surpopulation carcérale dans les lieux de détention au Togo.
    Le directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou, communiquant sur l’état des lieux et les bonnes pratiques pour l’amélioration des conditions de détention, a fait savoir que la surpopulation gagne du terrain dans les 14 prisons civiles au Togo.
    « Les efforts sont en train d’être faits pour ramener la population carcérale à un taux normal. Mais, chaque mois, les effectifs augmentent à l’exception des mois d’avril et de mai. A cela, il faut ajouter que nombreux qui ont fait la prison, une fois sortis, reviennent systématiquement. Pourquoi ? », a-t-il noté.
    Pour ce directeur, il n’y a pas à proprement parler une politique de réinsertion. Et, a-t-il souligné, la réinsertion n’est pas l’apanage du gouvernement.
    « C’est une affaire de tout le monde. Chacun doit apporter sa contribution », a-t-il dit.
    Ghislain Nyaku, Directeur exécutif du CACIT a, à la suite de M. Akibou, reconnu que le travail pour l’amélioration des conditions dans les lieux de détention doit être l’affaire de tous.
    Il a fait mêmes des propositions concrètes. Pour lui, les mairies sur le territoire desquels se trouvent des prisons civiles, doivent prendre en compte cet état des choses dans leur programme de développement communautaire (PDC).
    Il a aussi pointé du doigt l’instauration d’un partenariat public-privé qui a fait ses preuves dans d’autres pays. Ce partenariat basé sur des secteurs donnés, notamment la santé, l’alimentation et autres, peuvent permettre à ce que plusieurs secteurs d’activités peuvent intervenir pour assouvir ces conditions.
    De plus, a-t-il noté, il faut approcher les pharmaciens, les entreprises, le patronat. Pour le responsable du collectif, la construction de nouvelles prisons est une nécessité pour faire du Togo un exemple.
    Les réactions d’après panel ont été nombreuses. Pour les uns, la signature systématique des mandats de dépôt n’est pas la solution étant donné que la prison ne règle pas forcément le problème. Pour d’autres, le poids de la société pèse souvent sur les juges. Pour d’autres encore, multiplier les prisons n’est pas une solution, si les conditions dans les anciennes prisons ne changent pas. Certains ont aussi proposé la dépénalisation des délits mineurs.
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