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Après l’échec des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et des objectifs de développement durable (ODD), les dirigeants du monde réunis à l’occasion de la 79è session des Nations Unies, ont pris un nouveau contrat social le 22 septembre 2024. Document d’une soixantaine de pages, le pacte de l’avenir, c’est son nom, fait comme ses précédents, état d’un monde en déliquescence avancée avec à la clé une extrême pauvreté, des inégalités criardes, des conflits indigestes, une crise climatique provoquée par un capitalisme à outrance et une fracture numérique qui ne dit pas son nom. Pour ce pacte, les objectifs visés pour 2030 sont quasiment impossibles à atteindre.
Pour sortir de l’ornière, les signataires du nouveau pacte qui ne sont autres que les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, sauf la Russie et la République démocratique du Congo qui l’ont rejeté, proposent 56 grandes mesures qui sont un engagement global pour sauver les meubles et créer un avenir dit meilleur dans un monde qui voit dans la même direction.
Le nouveau pacte et ses 2 annexes (pacte numérique mondial et la déclaration sur les générations futures), ont fait jeudi à Lomé l’objet d’une séance d’échange entre le Centre d’information des Nations Unies (CINU) au Togo, l’Observatoire togolais des médias (OTM), plusieurs patrons de presse et des journalistes.
« Ce pacte est un document dans lequel les Etats s’engagent à accélérer la mise en œuvre des ODD. C’est un engagement que nos Etats ont pris au nom des populations. Nous avons échangé avec les médias pour savoir comment ils vont informer les populations de l’existence de ce pacte et son contenu. Nous attendons des journalistes qu’ils continuent par faire leur boulot de gendarmes, de veiller à la mise en œuvre des mesures comprises dans ce pacte, de faire le point sur le terrain », a introduit Nadiétou Zibilila, Directrice du CINU au Togo.
Selon elle, les Etats ne sont pas en mesure d’atteindre les ODD à l’horizon 2030. D’où la naissance de ce pacte. « Les critiques sont les bienvenues, elles permettent de se rendre compte que ce qui est fait n’est pas assez et de se dire qu’il faut faire mieux et plus », a-t-elle ajouté.
Des communications, on note que le nouveau pacte est basé sur 5 axes, à savoir, le développement durable, renforcer la paix et la sécurité internationales, la jeunesse et les générations futures, la transformation de la gouvernance mondiale, les sciences la technologie, l’innovation et la coopération numérique.
Sur la transformation de la gouvernance mondiale par exemple, les dirigeants du monde veulent accentuer le multilatéralisme, réformer le Conseil de sécurité, revitaliser les travaux de l’Assemblée générale, renforcer le Conseil économique et social, réformer le Système des Nations Unies et l’architecture financière internationale et faire face aux défis nouveaux et naissants.
Dans les échanges, les journalistes togolais, dont le pays est l’un des signataires, ne sont pas passés par 4 chemins pour dire ce qu’ils pensent du nouveau pacte. Pour les uns, ce pacte n’engage que ses signataires. D’autres disent ne pas voir sa nécessité. Pour d’autres encore, il s’agit d’un nouvel enfumage des dirigeants du monde. Certains pensent qu’il s’agit ni plus ni moins d’une chimère ou d’une nouvelle roublardise.
Les Africains doivent se réveiller
Lorsqu’on parle d’extrême pauvreté, des inégalités, des conflits, et des effets du changement climatique, l’Afrique, le continent le plus riche naturellement, emporte le plus lourd tribut. Un véritable paradoxe pour un continent qui a tout inventé, a la grande majorité des terres arables, les meilleurs sous-sols, les plus grands cours d’eau, un climat favorable et des têtes pensantes qui ont proposé de grandes idées qui n’ont rien à voir avec les OMD, les ODD et le pacte de l’avenir dans lesquels on essaie de coincer une terre où le bonheur a déjà existé, selon les recherches d’un penseur africain.
Lorsqu’on parle de l’échec des OMD et des ODD, le continent qui en souffre le plus, c’est malheureusement l’Afrique. Ses dirigeants ne sont souvent pas à l’origine des décisions qui se prennent au niveau mondial. Ils subissent ces décisions qui, la plupart du temps, sont loin des réalités africaines.
Pour évoluer et connaître le développement, les pays africains qui ne sont jusqu’à ce jour que des ex-enclos coloniaux décidés à la Conférence de Berlin (1884-1885), doivent se défaire des décisions onusiennes taillées sur mesure et se poser les vraies questions.
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