jeudi, juillet 30, 2026
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    ‘Le fabuleux destin de Djalifa’, un long métrage togolais qui va tutoyer la cime des cieux

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    Le cinéma togolais est sur le point de faire un grand bond en avant avec un nouveau long métrage. Titré ‘le fabuleux destin de Djalifa’ et signé Michelle Diane Prod, ce film a été présenté en bande annonce ce vendredi à Lomé. Tourné dans plusieurs localités du Togo, du nord au sud, ce film tutoie la cime des longs métrages les plus professionnels. Le jeu d’acteurs, le montage, les images et la direction d’acteurs sont un véritable cocktail professionnel. Le tout est auréolé d’un casting de taille. L’actrice principale, Djalifa (fille bénie), est une jeune fille de 14 ans qui n’a jamais touché à la chose cinématographique. Elle est aux côtés des grands noms du cinéma togolais comme Beno Sanvee Alouwacio.
    Un film qui porte haut la culture et le tourisme togolais, notamment l’art culinaire, les tenues traditionnelles, les langues, la musique, la spiritualité et l’environnement. Bref, tout Togolais du nord au sud, de l’est à l’ouest se retrouverait dans ce film.
     « C’est un long métrage qui nous parle du mariage précoce et forcé. C’est l’histoire d’une jeune fille de 14 ans qui a été mariée sans son consentement par son géniteur. Avec beaucoup de chance, elle a réussi à s’enfuir. Et ne pouvant pas retourner chez ses parents, elle décide de faire face aux obstacles de la vie. Elle a essayé de sauver sa mère et prouver à son père qu’il avait tort de n’avoir pas cru en elle », résume Michelle Diane, Directrice générale de la maison de production.
    Le mariage précoce est un fait qui continue d’avancer dans plusieurs communautés comme une gangrène inarrêtable, et qui est devenu une problématique que combattent plusieurs organisations dites de défense et de protection des droits de la femme. Pourquoi revenir sur un thème que beaucoup ont déjà eu à aborder dans le cinéma ?
    « Ce film, contrairement aux autres, donne espoir à la jeune fille. Elle lui montre que même si on a un géniteur inconscient qui a essayé de la donner à un homme sans son consentement, elle doit se lever et se battre », a lancé Michelle Diane.
    De droite à gauche, Beno Sanvee, Michelle Diane et Djalifa
    Lorsqu’elle a vu la bande annonce, l’actrice principale, une novice au cinéma, n’en croyait pas ses yeux. « Je dis merci à madame Michelle. Je ne savais pas qu’un jour je pourrais me voir à la télé », a-t-elle lancé.
    ‘Le fabuleux destin de Djalifa’ sera en avant-première en novembre prochain. Les responsables de Michelle Diane Prod veulent internationaliser ce film, malgré l’écosystème non favorable au cinéma au Togo.
    Prenant la parole à cette rencontre, Beno Sanvee a lancé un coup de cœur. « En matière de cinéma, le jeune togolais se donne depuis l’aube des temps. Ces jeunes formés sur le tas, ont plein d’avenir et il faut les encourager et les soutenir. Il faut qu’ils arrivent à vivre de leur art. Il faut que le cinéma togolais soit financé non seulement par l’Etat mais aussi par les entreprises. Dans les autres pays, c’est ce qui se fait », a-t-il précisé.
    Les bonnes choses ayant horreur de rester enfermées, ce film réalisé de bout en bout sur fonds propre, est arrivé à un moment où il a besoin de sponsor pour éclore aux yeux du monde.
    Selon Steven AF, un professionnel du cinéma au Togo, ce film démontre l’audace et la ténacité d’une dame nommée Michelle Diane. Pour lui, il faut au minimum 100 millions de francs CFA pour réaliser ce long métrage.
    Il a saisi l’occasion pour se plaindre de l’écosystème du cinéma togolais. Il n’y a pas, a-t-il souligné, de salles de cinéma et un écosystème qui favorise la projection de films. A ces faits handicapants pour le cinéma, il ajoute le manque de soutien institutionnel et des entreprises.
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