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L’Association togolaise ‘femmes et sida (ATFS) a rendu public mercredi à Lomé le bilan des 2 projets qu’elle a mis en œuvre au cours de ces 2 dernières années. C’est en présence de la présidente de l’association, Sayi Guitcha Gado. Il s’agit de ‘l’appui à la protection des femmes commerçantes des grands marchés du Togo’, un projet qui a couvert 9 marchés notamment Abattoir, Adawlato, Agbadahonou, Atikpodji, Djidjenou, Gbossimé, Hédzranawoé, le marché de Tsévié et celui de Vogan et ‘l’appui technique aux femmes commerçantes pour des plaidoyers visant la sécurisation de 3 marchés de Lomé contre les incendies’. Ces 3 marchés sont Agoè Assiyéyé, Adawlato et Hanoukopé.
Au bilan de ces 2 projets mis en œuvre entre février 2022 et février 2024, on note du satisfécit et un engagement constant de l’association pour le bien-être des femmes et des jeunes filles à travers plusieurs activités réalisées à 100% et parfois plus. Des milliers de femmes ont été renforcées à travers ces 2 projets.
« Les 2 dernières années ont été riches en activités et en réalisations pour l’ATFS. Notre engagement constant pour le bien-être des femmes et des jeunes filles s’est traduit par la mise en œuvre de plusieurs projets dans des domaines clés tels que la lutte contre les violences basées sur le genre, l’autonomisation économique, l’éducation et la santé. Nous avons également renforcé notre collaboration avec nos partenaires, ce qui a permis de mener à bien nos projets et d’avoir un impact positif sur la vie des femmes et des jeunes filles au Togo », a fièrement lancé Awoussi Napo Koura, Directrice exécutive de l’ATFS.
Dans la mise en œuvre de ces 2 projets, l’association dit avoir fait face à des défis et des difficultés.
« Le nombre de marchés bénéficiaires a dépassé le nombre prévu par le projet, suite à des manifestations d’intérêt par les femmes commerçantes. Nous avons dû réajuster nos prévisions. L’association a été confrontée à des difficultés liées à la rareté des financements. De plus, les appels à projets se font de plus en plus rares et la concurrence accrue réduit les opportunités de financement », a lancé Armande Blakime, coordinatrice de projet.
Ces difficultés, disent les responsables de cette association, ont permis de tirer des leçons pour, assurent-elles, améliorer les actions futures, notamment à travers la diversification des sources de financement, le renforcement des partenariats avec d’autres acteurs et le renforcement des capacités des femàç_-es commerçantes pour, dit-on, augmenter leur nombre et leur impact sur le développement économique.
Fondée en 1992 par un groupe de femmes issues de plusieurs professions, l’ATFS a pour objectif entre autres de lutter contre les différentes formes de violences faites aux femmes et aux jeunes filles, ainsi que celles vivant avec le VIH/Sida.
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