jeudi, juillet 30, 2026
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    Extrémisme violent : un important projet de WANEP-Togo et ses partenaires prend fin

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    Mis en œuvre de septembre 2020 à août 2023, le projet ‘renforcement de la résilience du Togo face à l’extrémisme violent dans un contexte d’insécurité sous régionale’ initié par la branche togolaise du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP-Togo), est à son terme. A la suite d’une évaluation finale, les parties prenantes à ce projet se sont retrouvées en atelier ce mardi à Lomé pour non seulement relever les leçons à tirer de la mise en œuvre du projet mais aussi valider le rapport d’évaluation. Un exercice qui s’est déroulé après plusieurs heures de travail.
    Qu’est-ce qui a conduit WANEP-Togo à initier ce projet financé par le département d’Etat américain et réalisé en partenariat avec le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) ?
    Pour répondre à cette question, Global Actu s’est adressé à Kokou Logossou, Trésorier général de WANEP-Togo. Il a retracé la genèse de ce projet en ces termes : «  Depuis 2021, le Togo est victime d’agressions terroristes, surtout dans la région des savanes. Peu avant 2021, WANEP-Togo avait déjà commencé par travailler sur la question de résilience des populations, sur la question de sécurité, de prévention de l’extrémisme violent parce notre cœur de mission à WANEP, c’est l’édification de la paix. Nous travaillons déjà sur tous ces éléments quand subitement, en 2021, on a été tous surpris par ces attaques au nord-Togo ».
    Selon ce responsable de WANEP-Togo, il a été par la suite, avec la réflexion, compris et découvert que trop souvent ceux qui participent à ces actions terroristes sont les jeunes et les femmes. « Ce sont les couches apparemment les plus vulnérables prêtes à céder à des promesses alléchantes, à tomber dans le piège des planificateurs des attaques. Nos études nous ont montré que les questions de pauvreté et de chômage font que ces cibles sont propices aux acteurs terroristes. Il faut alors travailler à leur résistance face à ces fléaux, d’où le projet de résilience pour renforcer leur capacités à ne pas céder facilement aux promesses alléchantes faites par les groupes terroristes », a-t-il renchéri.
    Un projet aux résultats tangibles
    La mise en œuvre de ce projet a été faite par WANEP-Togo et CIPLEV. Selon Franck Gafan, chef projet, cette collaboration a permis de réaliser 3 catégories d’activités.
    La première, d’ordre stratégique, a amené à faciliter le processus d’élaboration et d’adoption de la stratégie nationale de prévention de lutte contre l’extrémisme violent. « C’est une activité phare qui constitue la fondation d’organisation de toutes les autres activités pour la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent au Togo. Nous sommes contents d’avoir contribué avec les autorités à adopter cette stratégie nationale », s’est-il réjoui.
    Dans le même sens, a-t-il poursuivi, il a été mis en place un mécanisme d’alerte précoce, un autre outil important pour, dira-t-il, la collecte des données, leur analyse et la prise des décisions idoines au moment importun.
    Une 2ème catégorie d’activités a consisté à faciliter le dialogue communautaire avec toutes les catégories d’acteurs (médias, leaders religieux et traditionnels, groupes de jeunes et de femmes dans les différentes communes et régions du Togo).
    « Ceci se poursuit avec le programme radio d’éducation et de sensibilisation des populations de la région des savanes. Les rencontres avec les leaders communautaires et les chefs traditionnels se poursuivent aussi sous la forme des initiatives que ceux-ci prennent à leur niveau dans les communautés pour renforcer le niveau d’alerte », a-t-il expliqué.
    La 3ème catégorie concerne toutes les mesures qui permettent de renforcer la résilience des populations. « Ce que nous avons fait à ce niveau, c’est d’appuyer un certain nombre de groupements de jeunes et de femmes dans la région des savanes, notamment dans les préfectures de Kpendjal, Tandjouare, Oti et Oti sud. Ils ont été formés sur les techniques de gestion de leurs coopératives, sur le dialogue en interne pour favoriser la cohésion sociale », a souligné M. Gafan.
    Ces producteurs (agricoles et maraîchers) et éleveurs de 9 groupements ont bénéficié de kits en vue du renforcement de leurs activités. Ces kits sont composés d’équipements, de semences, d’engrais et des animaux et outils de soins.
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