Douze (12) associations, mouvements et syndicats se sont saisis de l’affaire dite ‘Petrolegate’. Mercredi face à la presse à Lomé, ils ont demandé aux autorités togolaises de mettre à la disposition de la justice, les personnes nommément citées dans le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) du ministère de l’économie et des finances qui, selon eux, fait état d’un détournement de plus de 476 milliards de francs CFA.
Dans la déclaration dont ces organisations sont signataires, elles ont cité des noms, notamment Francis Sossah Adjakly, ex-Secrétaire général de la Commission technique du Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPPP), Ononh-Nofoumi Comlan Kondo, Coordonnateur par intérim du CSFPPP, Affatsawo Fabrice Adjakly, Directeur financier chargé des relations avec les traders, Essossimna Legzim-Balouki, ancienne ministre du commerce.
Ils ne passent pas sous silence les responsables de la douane togolaise et de la Société togolaise de stockage de Lomé (STSL).
« Ces personnes doivent répondre des chefs d’abus de confiance, de détournements de deniers publics, de concussion, de corruption et d’infractions assimilées à la corruption, de trafic d’influence, d’abus de fonctions, de prise illégale d’intérêts et d’enrichissements illicites », indique la déclaration.
Pour ces organisations, les richesses nationales sont le patrimoine de tous les Togolais. « Il est inadmissible qu’une minorité s’en accapare au détriment de la grande masse qui croupit dans une misère effroyable, sciemment et savamment entretenue, le tout en toute impunité », lancent ces organisations.
Au peuple togolais, les organisations en question demandent de rester mobiliser pour que toute la lumière soit faite dans cette affaire.
Les associations, mouvements et syndicats dont il s’agit sont Alcades, Apvt, Asvitto, Gdc, Glob, Fdp, Lct, Ltdh, Mcm, Mjs, Seet et Synlitope.
Pour rappel, cette affaire de détournement de deniers publics a été révélée il y a quelques mois par le journal ‘L’Alternative’. Des personnes citées par le journal, notamment les 2 Adjakly ont saisi la justice qui condamné le journal et son patron au paiement de 4 millions de francs CFA. Le journal a interjeté appel.
La Cour d’appel de Lomé va-t-elle suivre le tribunal ou donner raison au journal et à son patron ? La décision est vivement attendue.
Il faut dire qu’entre-temps, la Présidence de la République a commandité un audit. Et depuis plusieurs semaines déjà, un rapport d’audit attribué à l’IGF circule sur les réseaux sociaux et fait état de détournement de plusieurs centaines de milliards.





