Démarré en décembre 2017, le processus d’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo de 1958 à 2005 a couvert jusqu’en août 2019, 7660 victimes, soit 34,17% du nombre total des victimes inscrites au programme de réparation. Les dépenses pour indemniser ces victimes s’élèvent à 6,472 milliards de francs CFA. Pour la 2ème étape d’indemnisation qui va d’octobre 2018 à août 2019, 5150 ont été indemnisées avec un montant de 4,03 milliards. Le taux de satisfaction de la 2ème étape est de 99,2%.
Ces informations ont été présentées jeudi à la presse par le Haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN). Pour la présidente de cette institution, Awa Nana-Daboya, les résultats sont positifs et augurent des lendemains meilleurs.
Elle a donc salué l’engagement dans ce processus du gouvernement et surtout du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé et a témoigné sa reconnaissance à l’endroit de tous les acteurs qui, à divers niveaux, ont œuvré pour l’obtention de ces résultats.
« Ces sentiments de reconnaissance vont également aux victimes qui ont, de par leur participation sans cesse croissante, témoigné une fois encore leur adhésion et démontré leur volonté d’être les premiers artisans de leur apaisement et de la guérison des plaies qu’elles ont avec courage portées depuis des années », a-t-elle lancé.
Ces résultats positifs, selon les responsables de cette institution dont la mise en place exigée par la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR), occultent des difficultés. Des individus non concernés par l’indemnisation, se sont frauduleusement transformés en victimes pour, dit-on, percevoir des indemnisations en lieu et place de vraies victimes.
« N’eut été la vigilance des équipes du HCRRUN et l’aide des forces de l’ordre et de sécurité, ces actes isolés n’auraient été décelés. Ils se seraient perpétués puisqu’ils prenaient ces sources dans les administrations de préfectures, de mairies et de tribunaux, sous forme de faux documents », a expliqué Mme Nana-Daboya.
Les responsables de ces actes, selon les informations, ont été appréhendés et contraints à restituer les sommes indûment perçues.
Le HCRRUN a aussi par la même occasion tenu à rassurer les victimes non encore prises en charge. « Personne ne sera oubliée », a souligné la présidente du HCRRUN.
Elle n’en veut pour preuve qu’au titre de l’année budgétaire 2019, les efforts du gouvernement ont permis de débloquer déjà 50% de la 3ème allocation comptant pour l’année 2016. Cette allocation est de 2,5 milliards de francs CFA.







