jeudi, juillet 30, 2026
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    Togo : Djimon Oré accuse la France, Buhari, Akufo-Addo et la coalition des 14

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    Pour l’une de ses premières sorties après les élections législatives du 20 décembre 2018, l’opposant togolais Djimon Oré, n’a raté personne. Du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition en passant par la France, Muhammadu Buhari, le président nigérian et Nana Akufo-Addo, le président ghanéen, l’ancien ministre de la communication de Faure Gnassingbé a mis tout le monde dans le même sac.

    Selon le président du Front des patriotes pour la démocratie (FPD), le problème du Togo a pour nom la France. Et Muhammadu Buhari, le président nigérian et président en exercice de la CEDEAO a été ‘utilisé’, selon lui, par Emmanuel Macron, le président français, pour que l’institution sous régionale se moque une seconde fois du peuple togolais, après le cas de son prédécesseur, Olusegun Obasanjo.

    Quant à Nana Akufo-Addo, le président ghanéen, il dit n’avoir pas apprécié son mutisme quand les religieux togolais ont fait le déplacement d’Accra pour le voir afin qu’il puisse agir en sa qualité de facilitateur de la crise togolaise, pour que les élections législatives soient reportées.

    « J’ai beaucoup d’admiration pour M. Buhari. Mais le sale boulot sans vergogne qu’il a accepté de faire au Togo parce que la France le lui a demandé, c’est suffisamment grave. Lorsque M. Macron a fait un déplacement au Nigeria en 2018 pour rencontrer le chef de l’Etat nigérian qui se trouve être le président de la CEDEAO, c’est à partir de cet instant que sa position a changé par rapport au Togo. Le président ghanéen s’est muré dans un silence incompréhensible lorsqu’il a reçu  la délégation des religieux du Togo à la veille des élections législatives du 20 décembre. Il ne s’est pas prononcé alors qu’il avait cette obligation morale en étant que l’un des facilitateurs de la crise », a-t-il déclaré ce lundi sur la radio Victoire FM.

    Pour s’en convaincre, il estime que le Togo et son armée représentent beaucoup pour la Françafrique, un vocable utilisé pour désigner la relation spéciale néo-coloniale qui existerait entre la France et ses anciennes colonies de l’Afrique subsaharienne.

    « Le Togo est une base essentielle pour la France et à partir de laquelle elle mène ses sales boulots dans la sous-région. L’armée togolaise est une base militaire française entretenue par les ressources togolaises », a lancé l’ancien député qui étaye son argument avec le cas de la crise ivoirienne de 2010-2011.  

    Djimon Oré se dit sûr que le sang des Togolais ‘lâchement assassinés’ va interroger chacune de ces personnes qui ont joué et qui continuent de jouer un rôle ‘négatif’ par rapport à la vie du Togo.

    Pour ce qui concerne la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise, le président du FPD dit de ses responsables qu’ils sont des ‘manipulés’ de la Françafrique. Pour lui, le fait de choisir un candidat unique pour affronter le candidat du pouvoir de Lomé à la présidentielle de 2020 est aussi une ‘jeu’ de cette relation.

    Le problème togolais n’est pas électoral, selon lui. Et pour le résoudre, il ne s’agit pas d’aller aux élections mais de mettre en place une ‘constituante’ via une assise nationale pour, dit-il, déraciner le mal togolais.

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