Le projet de Protection des enfants le long du corridor Abidjan-Lagos (CORAL) financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre dans 5 pays (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) déroule ce mercredi à Lomé l’une de ses activités phare. Les acteurs sociaux de protection des enfants renforcent leurs capacités sur les outils nécessaires pour leur intervention.
Au cours des deux (2) jours que vont durer les travaux de cette rencontre organisée par Terre des hommes (Tdh), les participants aborderont la question de protection des enfants migrants dans les domaines de la gestion des cas, de l’accompagnement social personnalisé, de l’accompagnement protecteur des enfants et de l’approche mobilité.
« Le Togo est particulièrement de tradition un pays d’accueil qui exerce, à l’instar des adultes, un pouvoir d’attraction sur les enfants et les jeunes. Ces derniers, au cours de leur parcours migratoire, deviennent vulnérables donc victimes de violences de tout genre, d’exploitation, de délinquance mais bénéficient aussi d’opportunités de développement pour le mieux-être des enfants », a déclaré Adjéwoda Yao Agbagnon, directeur régional de la protection sociale, dans son discours d’ouverture de la séance.
Selon lui, le gouvernement togolais accorde beaucoup d’importance à la protection de l’enfant mais l’Etat, a-t-il poursuivi, ne peut pas faire face seul à ce domaine. Et c’est en cela qu’il accompagne Terre des hommes et ses partenaires.
Il faut dire que cette formation vient après celle des acteurs communautaires représentant les organisations de ressortissants du Bénin et du Ghana réparties dans les zones d’intervention du projet au Togo, une formation tenue en avril dernier et qui marquait la fin de l’an 1 de la mise en œuvre du projet CORAL.
Financé par l’UE et mis en œuvre par Terre des Hommes, Enda jeunesse action et le Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (MAEJT), le projet CORAL couvre une période de 3 ans. Son objectif est d’améliorer la protection des enfants migrants le long du corridor Abidjan-Lagos en Afrique de l’ouest, afin de réduire leur vulnérabilité et d’améliorer leur accès à des opportunités de développement.
Au Togo, sa mise en œuvre se fait dans 4 localités, à savoir Lomé, Aného, Vogan et Kévé.







