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    Tomégah-Dogbé : « c’est au quotidien que les artisans sont confrontés à divers risques »

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    Après les fonctionnaires de l’Etat, c’est le tour des artisans de bénéficier d’une assurance maladie sous la coupole de l’Institut national d’assurance maladie (INAM). Le document directif sur la protection sociale des artisans sera validé dans la soirée de ce mercredi 16 mai 2018.

    Il est question pour les représentants des artisans venus de l’étendue du territoire, le staff de l’INAM et ses partenaires de définir les conditions et les modalités de cotisation des assurés et de la prise en charge. Les prochains jours seront consacrés à des opérations d’immatriculation, l’enroulement, la délivrance des cartes d’assuré et le début des prestations.

    Si chacune des parties joue sa partition, informe Myriam Dossou, Directrice générale de l’INAM, une prise en charge des  soins de santé sera effective avant la fin de l’année 2018.

    Cette annonce est le couronnement d’un processus de concertation entamé depuis 2014 entre l’INAM et les artisans.

    Elle est bien accueillie dans le rang des artisans évalués à  un million d’actifs sur le territoire national. Ils y voient dans cette prestation, une aubaine pour améliorer leurs conditions de vie et rendre le secteur artisanal plus attrayant.

    « C’est une grande joie pour tous les artisans que nous soyons dans le même bain que les fonctionnaires de l’Etat », a lancé Eklou Kodzo, président de l’Union de la chambre régionale des métiers.

    Bien qu’étant l’une des plus grandes composantes de la population active du pays et grands pourvoyeurs d’emplois, les artisans jusque-là, ne sont pas pris en compte dans les mécanismes de protection sociale existant et ne trouvent pas encore des offres adaptées de couverture auprès des structures privées de la place.

    Le secteur artisanal au Togo est aussi confronté à plusieurs problèmes bien connus de tous et même au sommet de l’Etat.

    « Il est établi que c’est au quotidien que les artisans sont confrontés à divers risques tels que la maladie, l’accident, l’infirmité, le décès, la vieillesse… et ce sont des évènements malheureux devant lesquels nous restons pour la plupart du temps impuissants, puisque nous ne disposons pas suffisamment ou pas du tout de ressources pour nous prendre en charge quand le sinistre survient », a listé Victoire Tomégah-Dogbé, ministre en charge de l’artisanat.

    D’ores et déjà, l’INAM se prépare activement pour répondre aux besoins de ses nouveaux abonnés. « Nous sommes en train de travailler sur le système de l’INAM pour réduire la lourdeur des instruments de prise en charge. Nous travaillerons avec professionnalisme pour leur satisfaction. Nous allons mettre en place des mécanismes très légers pour les artisans qui déjà mettent beaucoup de temps à gagner leur journée », a indiqué la Directrice générale de l’INAM.

    L’option d’une extension de l’assurance maladie aux artisans en partenariat avec l’INAM est bien motivée selon le Cabinet Progress System qui avait le choix entre un régime social pour les artisans et la création d’une mutuelle de santé.

    « Par expérience, on s’est rendu compte que dans d’autres pays, on avait créé différents types de régimes pour les artisans. Finalement, on se rend compte que ce modèle a amené plus de problème. Comme l’INAM a déjà la technicité, on a fait le choix qu’il s’occupe en même temps des artisans pour mutualiser et optimiser des ressources financières », a relevé Douti Kolani, consultant au Cabinet Progress System.

    Pour information, la mise en place d’un dispositif social pour les artisans est prévue par la loi portant code de l’artisanat au Togo.

    Jérémie Gadah

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