Bien que jouissant d’une certaine stabilité en matière de sécurité nationale et individuelle selon le rapport Mo Ibrahim de 2016, les pays du Conseil de l’Entente sont tout aussi vulnérables, au regard des nouvelles formes de criminalité.
Pour circonscrire la recrudescence de la criminalité transfrontalière, les trafics de tous genres à l’intérieur des 5 pays membres de ce conseil et l’immigration clandestine, les experts en charge de la sécurité et des frontières tiennent à Lomé depuis ce mardi la 3ème réunion ordinaire de leur comité.
« La situation appelle un renforcement des capacités techniques et opérationnelles des forces de défense et de sécurité de nos Etats. A l’heure actuelle, avec les technologies de l’information et de la communication, les menaces sécuritaires prennent une autre dimension. La lutte contre ces nouvelles formes de criminalité demeure un défi partagé par l’ensemble des Etats de la région », a déclaré Yotroféi Massina, directeur général de la gendarmerie nationale togolaise.
Pendant trois (3) jours, les discussions tourneront autour du thème : « le mécanisme de renseignement au sein du conseil de l’Entente ».
Selon M. Massina, les autorités en charge de la sécurité ont pris la mesure de l’importance du renseignement dans la lutte contre la menace terroriste.
Patrice Kouamé, secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, a rappelé qu’au cours des deux (2) précédentes réunions, l’accent a été mis sur la nécessité d’un renforcement de la coopération sécuritaire entre les pays de l’espace Entente, compte tenu du niveau et de la complexité des menaces sécuritaires actuelles.
« L’option stratégique privilégiée par notre organisation commune, est la prévention de manière à identifier et à enrayer autant que possible des projets attentatoires à la paix et à la sécurité dans nos Etats », a-t-il ajouté.
Pour ce faire, le secrétariat exécutif a commandité une étude relative à un mécanisme entente de renseignement. Les conclusions de cette étude seront présentées aux experts pour examen, en vue de la validation par la réunion des ministres en charge de la sécurité et des frontières ce vendredi à Lomé.
De cette discussion sortiront des recommandations pertinentes à soumettre à la réunion des ministres en charge de la sécurité.
Le Conseil de l’Entente est composé du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.
Bernadette A.







