Après le passage des émissaires des présidents ghanéen et guinéen la semaine dernière, peut-on dire que le gouvernement togolais a intégré la médiation ou la facilitation du dialogue politique togolais qui devrait s’ouvrir le 15 février prochain ?
Répondant à cette question ce lundi sur la radio Victoire FM, le ministre de la Fonction publique, Gibert Bawara a estimé qu’il ne faut pas continuer avec des débats qui n’ont pas lieu d’être.
« J’avais dit que le Sommet de la CEDEAO avait estimé que la situation au Togo ne nécessitait pas la désignation formelle d’un médiateur ou d’un facilitateur. Mais qu’en revanche, tous les efforts des pays de la CEDEAO, notamment les pays voisins et tout autre dirigeant capable d’apporter sa contribution dans les efforts de rapprochement des acteurs politiques et les initiatives pour favoriser et soutenir le dialogue togolais, sont les bienvenus », a-t-il rappelé.
Selon lui, la tentation de rentrer dans une forme de formalisme trouverait des problèmes « énormes » et « certains » du côté de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition et pourrait être perçue comme une attitude « désobligeante ».
A en croire le collaborateur du chef de l’Etat Faure Gnassingbé, quotidiennement, certains acteurs politiques, notamment de l’opposition, sollicitent des dirigeants sans qu’ils soient nommés facilitateurs ou médiateurs et le gouvernement accueille tous les efforts et initiatives qui sont de nature à rapprocher les acteurs politiques togolais et à aider à les mettre autour d’une table pour dialoguer, échanger et rechercher les solutions aux problèmes de réformes politiques. C’est le cas, a-t-il insisté, du président guinéen, Alpha Condé, qui avec son manteau de président en exercice de l’UA avait parfaitement le droit et la responsabilité de chercher à s’informer sur toute situation qui se développe sur le continent et, autant que faire se peut, chercher à aider. « Aujourd’hui, il n’est pas président en exercice de l’UA mais pour autant, nous continuons à accueillir avec bienveillance les initiatives et les efforts qu’il peut engager », a-t-il ajouté.
Selon le ministre, plusieurs personnalités, notamment religieuses et la population togolaise encouragent les uns et les autres à faire preuve de modération et d’ouverture pour s’engager sur la voie du dialogue. « La situation a été préjudiciable et dommageable aux activités économiques de notre pays », a-t-il déclaré.
Sur la question des « préalables » exigés par la coalition des 14 ou des « mesures d’apaisement », Gilbert Bawara a fait savoir que le gouvernement pour sa part, « comme par le passé », œuvrera à créer toutes les conditions propices au dialogue et aux pourparlers politiques. « L’opposition doit se comporter de cette manière et travailler pour que les conditions soient parfaites le 15 février pour que nous soyons autour d’une table pour discuter des problèmes de fond », a-t-il souhaité.







