« L’Assemblée nationale, dans sa configuration actuelle, ne peut pas aider au retour de la Constitution de 1992 ». C’est ce que pense Djimon Oré, le président du Front populaire pour la démocratie (FPD).
Pour s’en convaincre, l’acteur politique invité ce mardi de la radio Victoire FM estime qu’à supposer que la Constitution de 1992 revienne en l’état, les institutions qui vont la mettre en œuvre sont celles mises en place par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé et qui sont entre ses mains.
S’il y a un combat à mener, poursuit-il, c’est celui de la mise en place d’une « constituante » lors d’une assise nationale au cours de laquelle seront négociées le départ et l’amnistie pour le chef de l’Etat actuel et où seront posées les bases essentielles de la crise togolaise.
Selon lui, les conditions sont réunies aujourd’hui pour qu’on aille à la mise en place de cette constituante pour faire les réformes. « Si on attend encore, il y aura un bain de sang ».
« Quand on réclame le départ de Faure Gnassingbé, quelle sera la suite ? «, s’est-il demandé.
Il faut dire que l’idée d’une transition politique a été effleurée ce mardi par le président du Parti national panafricain (PNP) aussi, lorsqu’il faisait allusion à ce que l’actuel chef de l’Etat doit faire.
Cette proposition d’une transition politique pour résoudre la crise au Togo, Djimon Oré la porte depuis plusieurs années déjà.
Pour rappel, le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR) a 62 des 91 députés que compte l’Assemblée nationale.







