La marche de protestation citoyenne du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015), a bel et bien eu lieu ce jeudi dans les rues de Lomé et a effectivement chuté au bas-fond du collège Saint Joseph où les premiers responsables de cette coalition politique de l’opposition ont tenu un meeting.
Tour à tour, la présidente du CAP 2015, Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson et le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre sont montés au créneau pour délivrer un message à la foule. Le CAP 2015 a rappelé qu’il veut que l’opérationnalisation des réformes politiques et le processus de décentralisation soient conduits de manière participative et inclusive.
Selon Mme Adjamagbo Johnson, la population, à travers sa mobilisation, a encore démontré qu’elle veut une limitation du nombre de mandats présidentiels à deux (2) de cinq (5) ans chacun, un scrutin pour les élections présidentielle et législatives à deux (2) tours « comme cela se fait un peu partout » et que les institutions de la République soient réformées et recomposées de manière à ce qu’elles soient républicaines.
« C’est un avertissement que nous voulons donner. C’est la population qui a un message et nous ne sommes que des porte-voix des aspirations de cette population », a-t-elle ajouté.
Il est important pour le CAP 2015, a-t-elle relevé, que dans le prolongement de cette marche, les populations s’organisent dans toutes les préfectures pour dire à la commission de réflexion sur les réformes politiques mise en place par le chef de l’Etat, que ce n’est pas ce qu’elles veulent.
Pour rappel, cette commission présidée par Awa Nana-Daboya, est actuellement en tournée nationale pour recueillir des populations leur avis sur les réformes politiques qui cadrent avec les réalités du pays.
Le CAP 2015 est un regroupement politique de cinq (5) partis politiques de l’opposition, à savoir l’Alliance nationale pour le changement (ANC), la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), l’Union des démocrates-socialistes du Togo (UDS-Togo) et les Forces démocratiques socialistes (FDS).







