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A la Réunion de haut niveau sur la nouvelle stratégie du Togo sur le Sahel (2026-2028) qui a eu lieu il y a quelques jours à Lomé, Bassolma Bazie n’est pas passé par 4 chemins pour tirer à bout portant sur les impérialistes. Dans un discours qui a retenu l’attention de tous les participants, le Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel au Burkina Faso a démontré par des exemples précis que son pays connaît de l’évolution sur tous les plans en 4 ans (2022 et 2026) qu’en 62 ans, entre 1960, l’année de l’indépendance et 2022, l’année de prise de pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré.
« Le Burkina Faso ne veut pas de la démocratie importée, une robe qu’on veut nous forcer à porter, on ne la prendra pas. Si nos grands-parents ont été forcés à la prendre par force, nous disons non. Et nous avons les capacités nécessaires de dire non », a-t-il clamé.
Selon lui, le Burkina Faso a été dirigé de 1960 à 2022 par des démocrates implantés et installés par des gens assis de l’autre côté de l’océan. L’impact négatif de cette période douloureuse de 62 ans, il l’a démontré en présentant les réalisations que les militaires au pouvoir ont concrétisées sur le terrain en seulement 4 années dans les domaines sanitaire, alimentaire, sécuritaire, militaire et social.
« En 4 ans, le peuple qu’on dit qu’il est martyrisé, a mis la main à la poche pour cotiser 541,2 milliards de francs CFA pour faire face à la situation. Du jamais vu ! », a-t-il lancé.
Il est essentiel, a-t-il souhaité, « qu’on demande aux uns et aux autres d’enlever les œillères pour mieux regarder la réalité ».
En tout cas, a-t-il réaffirmé, le Burkina Faso ne veut pas d’une démocratie libérale dont les principes sont basés sur l’homosexualité et autres délires.
Comment peut-on violer la constitution et se faire élire 3 ou 4 fois mais personne ne dit rien ? Comment peut-on tuer 3000 personnes pour installer celui qu’on veut au pouvoir et cela n’émeut personne ? Comment peut-on comprendre que de 2 personnes qui viennent par les armes au pouvoir, on adule l’une et on condamne l’autre ? Voilà les questions fondamentales que le président de la commission a posées.
Selon Bassolma Bazie, il y a un assassinat qui se profile à l’horizon contre les 3 pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), exactement comme ce fut le cas de Mouammar Khadafi en 2011.
« Le Burkina Faso n’est engagé contre un peuple, une personne ou un groupe. Mais si un groupe se met au travers de nos intérêts, nous allons nous défendre », a-t-il prévenu, ajoutant que l’AES est engagée pour sa souveraineté politique, économique, sécuritaire et culturelle.
« On ne va plus nous imposer des dirigeants. Nos matières premières vont servir à nos peuples. Nos jeunes qui meurent dans les océans, c’est terminé ! Nous allons acheter nos matériels militaires là où nous voulons. Nous sommes en train de voir comment bien former nos jeunes pour fabriquer ces matériels dans l’AES. Nous sommes dans le combat pour conquérir notre identité. Nous sommes prêts, même si on doit perdre la vie », a-t-il martelé.
Pour rappel, cette réunion présidée par le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, a connu la participation des représentants de la CEDEAO, de l’Union africaine et de plusieurs pays.
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