mardi, juillet 28, 2026
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    La presse togolaise perd son icône traditionnelle, Togbui Assiobo Gnagblondro III

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    La presse togolaise et le monde des us et coutumes sont sévèrement touchés. Assiobo Gnagblondro, le directeur de publication du journal ‘Tingo Tingo’, ardent défenseur de la culture et de la tradition africaines, est passé de vie à trépas. L’information est tombée ce lundi soir.
    L’homme, très connu, est décédé à 64 ans, des suites d’une crise d’AVC qu’il a faite en juin dernier, selon le site d’information www.plumedafrique.tg
    Qui était-il ?
    En vérité, il n’est plus à présenter. Togbui ‘Tingo Tingo’ comme aimaient l’appeler affectueusement ses proches et amis, en tant qu’homme de média, est un ardent défenseur des us et coutumes de l’Afrique. Mieux, c’était un pratiquant traditionnel qui ne le cachait pas. Il était reconnaissable par son habillement. Quel que soit son accoutrement, c’est quelqu’un qui laissait toujours transparaître son appartenance à la divinité qui était la sienne.
    Il était un prêtre du vodun Hevioso, l’une des 4 divinités qui sous-tendent les conditions d’existence de la vie. D’autres aussi le connaissent comme le président de la Confédération nationale des prêtres traditionnels du Togo ou comme le patron des Hevioso Hounon de la préfecture de Vo.
    Mais, ce que beaucoup ne savent pas, c’est que dans sa lignée, il est le 3ème dans la succession du trône de la divinité qui est la sienne. Son vrai nom est Togbui Assiobo Gnagblondro III.
    Durant tout son passage dans le monde de la presse togolaise, il est l’un des tous premiers, sinon le tout premier à assumer pleinement sa vie traditionnelle. C’est aussi un homme qui avait rendu beaucoup de service dans ce sens. Tous les jours, lorsqu’il arrive au bureau, il avait des audiences avec les membres de sa confédération. Chacun venait avec ses soucis différents relatifs à la vie de son couvent. « Ceux qu’il pouvait gérer directement, il le faisait et pour les cas qui sont relativement difficiles, il n’hésitait pas à demander l’aide auprès d’autres prêtres traditionnels. Il assumait pleinement et fièrement son appartenance traditionnelle », a confié l’un de ses plus proches collaborateurs.
    Togbui Assiobo Gnagblondro III a tracé ainsi la voie à d’autres journalistes qui, aujourd’hui, ne cachent pas leur appartenance traditionnelle dans un monde journalistique très compliqué. Que son Ka soit vivifié !
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