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Au Togo, le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) est le premier syndicat privé dans la corporation des journalistes. En août prochain, cette organisation syndicale aura 15 ans.
L’événement sera marqué d’une encre indélébile. Le bureau du syndicat, après réflexion, veut changer de paradigme. A partir de ce jubilé, le syndicat veut relancer la confection et la distribution des cartes de membres actualisées et modernisées.
« Ces cartes auront un coût modique de 2.500 Fcfa/membre, coût dédié à leur fabrication. Le Bureau du SYNJIT saisit cette occasion pour rappeler l’obligation syndicale pour ses membres d’être à jour dans leurs cotisations annuelles s’élevant à 6.000 FCFA/an pour hâter la mise en œuvre de son Plan d’action stratégique en cours d’exécution », signifie un communiqué en date du 2 juillet.
Ce n’est pas tout. Un plan d’action axé sur la nécessaire relance de la mobilisation syndicale autour du quotidien précaire des professionnels de médias dans le privé dans notre corporation est aussi prévu.
Selon le Secrétaire général, Narcisse Prince Agbodjan, à l’occasion de cette célébration, le SYNJIT place la remobilisation des journalistes, employés comme indépendants, au cœur de sa démarche. Il explique ce nouveau choix par le fait que depuis sa création, le syndicat n’a cessé de mener des actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres.
Sauf que, souligne-t-il, l’engagement s’est étiolé. « Entre certains blocages structurels et une forte culture du vedettariat individuel, l’esprit collectif peine à s’imposer. Naturellement, nous n’avons pas de rapport de force », a-t-expliqué.
Voilà ce qui justifie, selon lui, un changement de paradigme. « Il s’agit d’amener les journalistes à s’acquitter de leur adhésion, à avoir leur carte de membre et à donner un levier au syndicat par le biais de leur cotisation », précise M. Agbodjan.
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