mardi, juillet 28, 2026
1banCdkGroupbon
2webbannerbon
23CDKmigosbon
previous arrow
next arrow
More

    Afrique : le Fa se positionne comme la science de l’avenir

    - Advertisement -
    - Advertisement -
    - Advertisement -
    - Advertisement -
    L’octet fascine le monde. Défini comme l’unité de mesure d’information composée de 8 bits et qui permet de coder 2⁸ égal à 256, l’octet n’est pas inconnu de l’Afrique. Il ne faut pas avoir peur de dire qu’il vient d’Afrique. Avant que Ted Nelson ne théorise en 1965 le système hypertexte, origine d’internet, avant que Douglas Engelbart ne conçoive en 1968 le premier système informatique fonctionnel et que Tim Berners-Lee n’invente le World Wide Web en 1989, il y avait le Fa.
    Fils du code binaire, l’octet était utilisé en Afrique 4000 ans avant l’ère chrétienne, 4600 ans avant l’ère arabo-musulmane et 5847 ans avant l’algèbre du mathématicien George Boole.
    En effet, Jacques Attali, ancien conseiller du feu président français François Mitterrand et d’autres chercheurs ont affirmé que ce sont les connaissances africaines qui préfigurent la logique binaire de l’ordinateur numérique moderne et l’intelligence artificielle. Selon cette thèse, le code Bamana ou la géomancie Bambara datant du Xè siècle, repose sur un système binaire qui a influencé l’arithmétique moderne. Ce processus dit de divination se sera propagé de l’Afrique de l’Ouest vers l’Afrique du Nord. Puis, au travers des marchands arabes, il a été transmis par des moines en Espagne puis en Hollande au Moyen âge. Selon Jacques Attali toujours, le mathématicien allemand Leibniz, considéré comme celui qui a formalisé le système binaire moderne, avait été influencé par la géomancie. George Boole a ensuite développé l’algèbre booléenne, une arithmétique qui est à la base des ordinateurs et de l’intelligence artificielle.
    A vrai dire, le système binaire originaire de l’Egypte antique peuplée par des Noirs, est connu de plusieurs peuples africains, notamment les Bambara et les Dogon du Mali, les Yorouba du Nigeria, les Fon du Bénin, les Mina et les Ewe du Togo et du Ghana. Selon le lieu où on se trouve, la science fondamentale de ce savoir binaire s’appelle Ifa, Afan ou Fa.
    La science du futur 
    Inscrit par l’UNESCO depuis 2008 sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité, reconnu par la communauté scientifique internationale, le Fa fait l’objet en Afrique d’un sérieux mépris. A son évocation lors d’échanges publics ou privés, les Africains, en majorité les jeunes, reculent. Tout ceci à la faveur des religions importées dont l’encrage dans le sérail africain n’est plus à démontrer.
    La plupart de ceux qui mentionnent le Fa, en parlent comme s’il s’agissait uniquement d’une science divinatoire qui permet de comprendre le passé, d’anticiper le futur et d’approfondir la connaissance du présent. Ils oublient que le Fa n’a rien à envier à la mythologie grecque et aux fantastiques récits d’Hollywood. Silence radio sur ce trésor incommensurable dans presque toutes les écoles et universités en Afrique. Le système éducatif africain, encore complètement tourné vers ce que le colonisateur a fabriqué dans les enclos coloniaux pour effacer la mémoire des Africains et les tourner en bourrique, fait le lit au système décimal au détriment du système binaire duquel dépend la science moderne. L’Africain d’aujourd’hui, du haut de ses nombreux diplômes, est celui qui aime s’égarer dans de vaines imitations, adorant jouer au singe grimaçant ou au perroquet récitant de Jérôme Carlos.
    Ce ne sont pas les appels des pieds qui manquent pour rectifier le tir et remettre l’Afrique sur le droit chemin. Ils sont nombreux ces érudits africains, qui suscitent l’intérêt à travers leurs écrits. L’enseignant et écrivain togolais Kossi Hemadzro Assou appelle à des décisions gouvernementales pour enseigner le Fa à l’école et démystifier les traditions africaines. L’écrivain béninois Gratien Ahouamenou milite pour que le système éducatif africain formel et institutionnel intègre des substances identitaires comme le Fa dans les curricula scolaires et universitaires, afin, dit-il, de ‘décoloniser’ l’éducation et sortir la jeune génération des préjugés dévalorisants.
    Depuis quelques années, de jeunes écrivains qui ont bu à la source du Fa, émergent et dévoilent la magnificence de cette science, en lien avec les problématiques et les enjeux actuels. Citons 2 exemples. Le mathématicien togolais d’origine béninoise Emile Gbèhodé Sossa, dans son livre intitulé ‘Afà, de la divination aux principes mathématiques, la science de l’avenir’, démontre comment toutes les mathématiques, jusqu’aux calculs modernes et infinitésimaux, dérivent de la logique binaire du Fa. L’économiste béninois Franck Carlos, dans son ouvrage ‘Fa, fractales et finances’ a montré que les 256 signes du Fa sont une sorte de condensé de toutes les courbes et fluctuations boursières au monde.
    Pour une prochaine étape, cet économiste béninois compte montrer comment les préceptes du Fa, convertis en termes économiques et financiers, peuvent guider les boursiers.
    Le Fa, il faut le reconnaître, n’a pas encore livré le 1/10 de son essence. Les gouvernements africains gagneraient à saisir cette balle au bond pour motiver et financer les recherches puis intégrer dans le système éducatif africain qui continue d’acculturer l’enfant africain, des substances identitaires comme le Fa.

    Écrit par TELLI Kofi

    Ceci est le 6è numéro de notre rubrique mensuelle ‘Ce que l’école ne nous apprend pas’.
    - Advertisement -

    ARTICLES RÉCENTS

    Latest Posts

    9tecno2bon
    9tecno3bon
    13Kmigosbon
    previous arrow
    next arrow