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Le féminisme, ce courant de pensée qui prône l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie, va connaître un essor dans 4 pays de l’Afrique de l’ouest. C’est avec la création à Abidjan en Côte d’Ivoire le 18 mars dernier, d’un consortium. Au cœur du lancement de ce consortium dénommé ‘Nana Aïcha’ soutenu par Equipop dans le cadre du projet ‘Pour des agendas féminISTES paix et sécurité’, se trouve le magazine féministe togolais, AfrikElles.
Aux côtés de l’ONG Opinion Eclairée de la Côte d’Ivoire, de Osnia Gbankoto, journaliste indépendante du Bénin et de Queen Mafa du Burkina Faso, AfrikElles va prendre à bras-le-corps un certain nombre de défis, notamment les conflits armés, les violences, les inégalités et l’exclusion.
Eugénie Gadedjisso Tossou, fondatrice d’AfrikElles, 2è à gauche
Les journalistes et communicatrices féministes africaines Delores Pie de la Côte d’Ivoire, Eugénie Gadedjisso Tossou du Togo, Queen Mafa du Burkina Faso et Osnia Gbankoto du Bénin ont décidé de se rassembler pour, disent-elles, « promouvoir et vulgariser les initiatives inspirantes de jeunes et de femmes en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique ».
Pour ce faire, le consortium dont le nom évoque la figure emblématique africaine de la lutte pour la paix et les droits des femmes du nom de Nana Aïcha Cissé, va mettre en œuvre le projet ‘EllesVisibilisent’. Il s’agit, selon les informations, d’une campagne de communication, de vulgarisation des programmes, initiatives et actrices de changement en lien avec les agendas femmes, jeunes, paix et sécurité (FJPS) en Côte d’Ivoire, au Togo, au Bénin et au Burkina Faso.
Les 4 signataires du consortium sur le même panel en face d’une salle pleine
Les 4 signataires de ce consortium se disent déterminées à transformer le paysage médiatique africain, à donner une voix aux sans-voix et à construire un avenir où, soutiennent-elles, « chaque individu, indépendamment de son genre, à la possibilité de contribuer à la paix ».
La création de consortium, selon ses signataires, se justifie par la dégradation progressive de la situation sécuritaire marquée par la multiplication des attaques des groupes armés, l’intensification des violences intercommunautaires et la fragilisation des mécanismes de gouvernance et de protection des populations. Pour le consortium Nana Aïcha, les femmes et les filles emportent le lourd tribut de ces affres sociales.
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