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Ouverte depuis le vendredi 28 novembre dernier au Centre togolais des expositions et foires (CETEF) Togo 2000 à Lomé, la 20è Foire Internationale de Lomé (FIL) a déroulé ce mardi son premier panel. Placée sous le thème : ‘partenariats public-privé (PPP), quel cadre durable pour l’avenir de la FIL ?’, cette rencontre a été le lieu où ont été accouchées des propositions relatives à un cadre clair et équilibré capable d’optimiser la complémentarité entre les 2 secteurs, pour des Foires Internationales de Lomé (FIL) durables.
Ce panel a mobilisé autour du CETEF les représentants du Conseil national du patronat (CNP), l’institution qui organise le secteur privé au Togo et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo).
Judith Adji Djeri, la directrice communication et marketing du CETEF a été la première à prendre la parole sur ce panel pour baliser la voie. Selon le centre emblématique qui organise depuis 40 ans les FIL au Togo et qu’elle représente, ce thème est aussi stratégique que porteur d’avenir.
La FIL, a-t-elle marqué, s’est imposée comme l’un des événements économiques majeurs de la sous-région ouest africaine, un puissant levier de développement pour les entreprises, les collectivités et pour l’économie nationale. Cependant, a-t-elle poursuivi, dans un monde changeant fait d’exigences de compétitivité plus fortes que jamais, assurer la pérennité, la modernisation et l’attractivité accrue de la FIL passe nécessairement par un nouveau modèle de collaboration, plus dynamique, plus innovant et surtout plus durable, celui du partenariat public-privé.
« Le CETEF apporte la vision, l’orientation stratégique et le cadre institutionnel, le secteur privé apporte l’expertise technique, la capacité d’innovation, la réactivité et parfois les ressources financières. L’enjeu aujourd’hui est de définir un cadre clair, stable et équilibré qui permettra d’optimiser cette complémentarité », a-t-elle précisé.
Le CNP) pense qu’à cet événement économique qui fait la promotion commerciale des entreprises, le secteur privé (PME et PMI) y contribue à travers sa participation active et technique. Cependant, selon Aboki Vignon, président du Groupement togolais des très petites, petites et moyennes entreprises (GTPME), pour accompagner cette dynamique de modernisation de la FIL, il faut que cette dynamique prenne en compte la vision du secteur privé.
« Le secteur privé étant pourvoyeur de ressources financières notamment, il contribuera la modernisation et à la durabilité de la FIL », a-t-il ajouté, précisant que l’un des défis, c’est aussi le cadre réglementaire.
Pour Kwassi Falschau Agbodoh, directeur de la promotion et de l’action commerciale à la CCI-Togo, quand on parle de PPP, cela signifie que l’Etat cède une de ses prérogatives au profit du secteur privé pour une version efficiente. Le challenge, dans le contexte de la FIL, a-t-il insisté, c’est la formalisation d’un cadre réglementaire clair, la dotation d’un cahier de charges et la construction d’un centre international selon les standards internationaux.
La 20è FIL, ouverte jusqu’au 14 décembre prochain, continue d’égrener ses activités. Prennent part à cette fête foraine et commerciale d’envergure plus de 1000 exposants venus de plusieurs pays.
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