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Les jeunes ouest-africains ne sont plus prêts à être de simples figurants du développement en Afrique. Ils veulent être des acteurs cardinaux du changement démocratique. C’est l’une des recommandations qu’ils ont formulées à l’issue du 2e Salon de la Citoyenneté organisée par les Universités Sociales du Togo (UST) à Cotonou (Bénin).
Cette recommandation phare, qui traduit une volonté profonde de rupture avec le symbolisme sans effet, met en lumière le besoin d’un engagement reconnu, institutionnalisé et durable. Les participants ont notamment plaidé pour la mise en place de conseils consultatifs de jeunes, de parlements jeunesse, ou encore pour l’instauration de quotas réservés aux jeunes dans les instances locales et nationales.
Dans plusieurs pays de la sous-région, et notamment au Togo, ces dispositifs restent embryonnaires, faute de cadre juridique clair. Pour les jeunes, il est urgent de passer de la bonne volonté politique à la reconnaissance légale de leur rôle dans la gouvernance.
Tenue le 19 juillet 2025, en partenariat avec Tournons La Page – Bénin (TLP-Bénin), cette rencontre a réuni plus d’une cinquantaine de jeunes issus de diverses organisations de la société civile ouest-africaine. Au cœur des échanges : la participation citoyenne, le rôle des jeunes dans la consolidation démocratique, et la construction d’un avenir commun plus inclusif. Panels, ateliers, partages d’expériences ont ponctué la journée, aboutissant à une série de recommandations.
Les participants ont également appelé à pérenniser le Salon de la Citoyenneté et à lui donner une dimension régionale renforcée. En seulement deux éditions, l’initiative a prouvé sa capacité à former, connecter et faire émerger des propositions concrètes. L’élargissement à d’autres pays et la collaboration avec davantage de collectivités locales permettraient de consolider cet acquis et d’ancrer durablement la dynamique dans le tissu sociopolitique ouest-africain.
Un autre axe fort mis en avant est celui du renforcement des capacités des jeunes. Conscients que l’engagement citoyen ne s’improvise pas, les participants ont recommandé des formations pratiques sur la démocratie participative, les outils numériques, les stratégies de plaidoyer ou encore la gouvernance locale. L’objectif : professionnaliser l’action citoyenne et rendre les jeunes plus influents dans les cercles décisionnels.
La mise en place de plateformes de dialogue entre jeunes et élus locaux a également été soulignée comme une priorité. Ces cadres, qu’ils soient formels ou informels, doivent permettre une co-construction des politiques publiques, fondée sur les réalités des communautés. Des exemples comme le Parlement des jeunes au Bénin sont cités comme bonnes pratiques à essaimer dans d’autres pays de la région, où les initiatives restent encore limitées.
Enfin, les jeunes ont insisté sur l’importance de l’usage stratégique du numérique. De la création d’applications civiques à la sensibilisation via les réseaux sociaux, en passant par l’éducation aux médias et la lutte contre la désinformation, les TIC sont perçues comme des leviers puissants pour mobiliser, former et connecter les citoyens, y compris dans les zones les plus reculées.
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