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La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) vient de se prononcer sur l’augmentation des frais d’électricité récemment décidée par le gouvernement. Pour cette organisation présidée par Dr Emmanuel Sogadji, il s’agit d’une décision unilatérale qui ne peut être justifiée quand on sait que de nombreux togolais tirent déjà le diable par la queue.
« Dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà critique, cette hausse des tarifs d’électricité met en péril l’équilibre des couches les plus vulnérables de notre société. Les ménages se battent pour joindre les 2 bouts et cette augmentation ne fait qu’aggraver leur situation », indique un communiqué datant de ce mardi et signé par le président de la ligue.
L’inflation s’annonce préoccupante
Prendre cette décision d’augmenter les frais d’électricité, estime la LCT, c’est ignorer ses conséquences directes. « Les prix des produits de première nécessité, tels que l’huile et les aliments de base, vont inévitablement augmenter. Les salons de coiffure, les commerces, les services de meuniers et les produits congelés subiront également l’impact de cette augmentation. Les citoyens qui peinent déjà à satisfaire leurs besoins fondamentaux, se retrouveront dans une situation encore plus précaire », précise le document.
La ligue dit qu’elle ne voit aucune logique derrière la collecte de la TVA sur des services essentiels tels que l’eau et l’électricité. Ces services financés par le budget national devraient être accessibles sans charges supplémentaires, propose l’organisation qui ajoute que chercher à rentabiliser le secteur de l’eau et de l’électricité n’est pas une bonne idée.
S’appuyant sur des analyses économiques, la ligue note qu’une augmentation des frais d’électricité pourrait entrainer une inflation de 10 à 15% dans les mois à venir. Une situation, soutient-elle, qui pourrait rendre la vie plus difficile pour les familles qui voient leurs salaires stagnants face à des coûts de vie en constante augmentation.
Surseoir à la décision
Forte de tous ces arguments, la ligue demande au gouvernement de reconsidérer cette décision et de surseoir à sa mise en œuvre. « Il est impératif d’engager un dialogue avec tous les acteurs concernés. Un climat social apaisé est essentiel pour favoriser la justice sociale et éviter des tensions inutiles », lance M. Sogadji.
Pour la LCT, une véritable politique sociale en faveur des couches vulnérables est de mise.
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