mardi, juillet 28, 2026
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    Intégration des savoirs ancestraux dans les curricula: le gouvernement n’en est pas si loin

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    Au 3è ‘rendez-vous avec le gouvernement’ tenu ce vendredi à Lomé, 2 membres du gouvernement togolais ont donné leur avis sur la question de l’intégration des savoirs ancestraux dans les curricula. Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Kanka-Malik Natchaba et la ministre de la communication, des médias et de la culture, Yawa Kouigan semblent bien connaître cette question d’actualité.
    Kanka-Malik Natchaba, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche
    Pour M. Natchaba, il s’agit là de préoccupations ‘légitimes’ qui ne doivent pas exclure que le Togo et les autres pays évoluent dans un environnement global ou international.

    ‘Il y a des mouvements personnels et individuels de plus en plus vers ce qui fait notre identité’

    « En tenant compte du fait que le ministère est une tutelle technique des universités, sur le fond, nous ne sommes pas réellement habilités à leur dire, dans la pédagogie, ce qu’ils doivent faire. Si nous devons le faire, il faut s’entendre avec nos amis du CAMES. Il faut faire en sorte qu’il y ait un dispositif d’évaluation des capacités dans le domaine de ces enseignements ancestraux. Ou alors, on imagine que ce sont des enseignements qui ne sont pas évalués à ce niveau-là mais qui seront juste intégrés dans les curricula au niveau local. Pourquoi pas ? », a-t-il déclaré.
    Selon le ministre, les universités togolaises, à différents niveaux, ont des publications relatives aux savoirs ancestraux. « Il y a énormément de travaux sur cette thématique pour montrer que nos chercheurs sont engagés dans ce domaine et dans d’autres parfois que nous ne soupçonnons pas, notamment sur l’utilisation de la langue, le Fa etc. », a-t-il précisé.
    Pour lui, on ne doit pas parler de cette question comme des domaines ‘totalement exclus’, mais plutôt non ‘suffisamment valorisés’ ou alors des domaines qui n’enregistrent pas encore de doctorat. Et selon lui, le Togo enregistre de moins en moins d’enseignants tournés vers l’extérieur. « Il y a des mouvements personnels et individuels de plus en plus vers ce qui fait notre identité », a-t-il précisé.
    Kanka-Malik Natchaba pense que l’intégration des savoirs ancestraux dans les curricula nécessite qu’un cheminement soit suivi.

    ‘On ne va pas enfermer la recherche dans les laboratoires des universités’

     Sa collègue de la communication, des médias et de la culture a, lors de cette rencontre avec les professionnels des médias, parlé de sa propre expérience sur la question. Yawa Kouigan a partagé avec les journalistes des démonstrations faites par des chercheurs de certains pays d’Afrique dont le Togo. « Récemment, j’ai participé à des activités culturelles où des chercheurs togolais, béninois et sénégalais ont fait des démonstrations magistrales, extrêmement enrichissantes sur les applications mathématiques de la géomancie africaine (Fa) et même sur l’application du Fa à la bourse des valeurs mobilières », a-t-elle dit.
    Yawa Kouigan, ministre de la communication, des médias et de la culture
    Yawa Kouigan reconnaît qu’effectivement, les savoirs ancestraux ont leur importance si on veut que le développement soit endogène ou pas. Selon elle, cette question repose l’éternelle question d’être à l’écoute et de continuer dans la recherche. « On ne va pas enfermer la recherche dans les laboratoires des universités », a-t-elle lancé.
    Pour elle, il s’agit d’un foisonnement naissant auquel tout le monde, autant les chercheurs, les professionnels de média que le gouvernement, gagnerait à accorder un certain intérêt pour voir leur intégration dans les curricula.
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