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Un 27è dialogue est-il possible au Togo ? Alors que les discussions tournent depuis quelques mois autour d’une 5ème République dans ce pays d’Afrique de l’ouest, un nouveau mouvement citoyen naît avec une autre façon de voir le Togo de demain. Dénommé ‘Ablodé’, cette nouvelle entité a été dévoilée ce vendredi lors d’une conférence de presse en mode zoom. Ses tenants disent savoir ce qui permettra au Togo de sortir de l’ornière et de nouer définitivement avec le développement et l’épanouissement de ses filles et fils.
Son coordonnateur est un Togolais de la diaspora. Son nom est Kodjovi Lokossou, connu jusque-là sous la coupole de président du Front souverain diaspora. Il se fait accompagner par Soter-Caïus Dovi, un autre Togolais qui s’était déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2020.
Après avoir établi un état des lieux de la situation politique, économique et sociale du Togo, les responsables de ce mouvement disent connaître la clé de sortie de l’ornière.
Pour M. Dovi, le mouvement Ablodé est né de la nécessité de répondre à l’appel de notre histoire, de nous unir dans un dialogue inclusif pour forger ensemble un avenir juste et prospère pour tous les Togolais.
« A la différents des autres dialogues qui, selon les tenants, ont été strictement politiques, il faut, soutiennent-ils, un dialogue à l’allure d’une assise nationale de consentement », dit leur déclaration liminaire.
Pour ce mouvement, l’idée est de mettre en place les conditions d’une assise nationale de consentement sur ce qui unit les Togolais et sur l’avenir qu’ils veulent ensemble pour leurs descendants sur le territoire togolais, ceci face aux défis existentiels du siècle.
Ce dialogue, pensent-ils, doit regrouper tous les constitués notamment les intellectuels, les anthropologues, les sociologues, les ethnologues, les militaires, les chefs traditionnels, les partis politiques, les organisations de la société civile, les chefs de cantons, les membres de l’exécutif, les religieux et les traditionnalistes.
« Ceci n’est ni une cour de justice ni un tribunal de chasse aux sorcières, mais une innovation sociale sans précédent qui donnera l’occasion à chaque togolais de s’exprimer pleinement, permettant à tous les Togolais de dialoguer entre eux », a précisé l’un des 2 responsables du mouvement.
Ce dialogue, soutient ce mouvement, est mû par le fait qu’aujourd’hui, le Togolais ne se sent plus Togolais à part entière et qu’il faille faire du Togo un Etat-nation. « Il n’a plus la notion d’exister dans un Etat-nation. Il se sent opprimé, méprisé et laissé pour compte comme au temps de l’avilissante colonisation occidentale, il ne s’appartient plus », indique la déclaration.
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