mardi, juillet 28, 2026
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    Assimi Goïta : ‘on a pris un chemin de non-retour, que cela soit clair’

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    Ce lundi, le colonel Assimi Goïta, président de la Transition au Mali a fait une visite de travail au Burkina Faso, chez son homologue le capitaine Ibrahim Traoré. De quoi les deux militaires au pouvoir dans ces 2 pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont-ils réellement parlé ? Au sortir de leur entretien, le président du Mali a fait savoir que l’AES a franchi le Rubicon et qu’il n’y a plus possibilité de revenir en arrière.
    « Le terrorisme est devenu est enjeu géopolitique dans la main de certains partenaires stratégiques. Le défi de la lutte contre le terrorisme est manipulé et financé par certaines puissances étrangères. On est loin de répondre aux aspirations de nos populations, raison pour laquelle nous avons décidé non seulement de quitter les partenariats de façade, mais aussi de nous organiser et de mutualiser nos moyens. Aucun pays ne peut seul faire face à la menace terroriste. Nous avons besoin de mutualiser nos moyens et de partager les informations. Nos destins sont liés », a-t-il dit à la fin de sa visite au Burkina Faso.
    Aujourd’hui, selon le colonel président, l’heure est au travail pour répondre aux aspirations des populations des 3 pays membres de l’AES.
    « Nous allons travailler surtout pour faire intégrer les 2 volets concernant la création de l’AES, notamment la diplomatie et le développement. Il n’y a pas de sécurité sans développement comme il n’y a pas de développement sans sécurité. Le plus important pour nous est de sécuriser nos territoires et de développer pour répondre vraiment aux aspirations de nos différents peuples. On ne peut pas parler de développement sans parler d’infrastructures, le commerce, l’agriculture et l’industrialisation », a-t-il lancé.
    Et d’ajouter : « nos experts sont en train de travailler et vont nous faire des propositions et nous allons voir dans quelle mesure nous allons mettre en œuvre ces différentes propositions pour le bien-être de nos populations ».
    Fin des partenariats de façade et non efficaces   
    Après avoir dressé l’état des lieux de la lutte contre le terrorisme dans les 3 pays de l’AES, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le colonel s’est félicité de l’arrivée au pouvoir du capitaine burkinabè. Le colonel Assimi Goïta a annoncé la fin des partenariats de façade et non efficaces.
    Ibrahim Traoré offrant un produit burkinabè à Assimi Goïta
    « Le Sahel était un terrain d’affrontement géoéconomique et géostratégique. Cela se voit dans la présence de plusieurs groupes terroristes qui sont soutenus par les puissances étrangères. Aujourd’hui, nous avons pris notre destin en main. Nous avons décidé de sortir des partenariats de façade et non efficaces et nous sommes orientés vers des partenariats sincères tels que la Russie, la Chine et la Turquie. Cela nous a permis de nous équiper et mener avec efficacité les opérations contre les groupes armés », a-t-il expliqué.
    Le Sahel est stable et sous contrôle
    Dans l’AES, il y a une très bonne dynamique au sein des 3 Etats, ce qui, a soutenu Assimi Goïta, permis de mener des opérations de façon conjointe au sein des 3 Etats.
    A ce propos, il se dit fier de la coopération sur le plan sécuritaire avec le Burkina Faso qui, soutient-il, s’est beaucoup améliorée avec l’arrivée du président Ibrahim Traoré au pouvoir. Une coopération, dira-t-il, qui se situe à 3 niveaux notamment la formation conjointe des militaires en vue de renforcer les capacités opérationnelles terrestres ou aériennes, le partage de renseignement entre les services de renseignements et la mutualisation des moyens.
    « L’une des difficultés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, c’est la porosité des frontières mais surtout la difficulté principale est le droit de poursuite.  Aujourd’hui, c’est un acquis. Le Burkina Faso est autorisé à mener des opérations et à poursuivre les terroristes sur le territoire malien et vice versa, lorsque cela est nécessaire », a-t-il confié.
    Le colonel Goïta n’a pas peur du terrorisme informationnel. Ce type de terrorisme, a-t-il relevé, va toujours essayer de nuire aux succès et aux activités de l’AES mais, se dit-il confiant, « la situation est sous contrôle parce que nous menons nos opérations sans pression et sans demander la permission à qui que ce soit, ce qui amène des résultats escomptés. La situation dans le sahel est stable ».
    La situation sécuritaire au Mali
    Pour le colonel Goïta, la situation sécuritaire au Mali est sous contrôle. « Comme on le dit dans le jargon militaire, les FAMA gardent l’initiative sur le terrain. Le Mali vient de loin. Il fallait déconstruire tout un système qui nous avait été imposé. Pour cela, il fallait adopter des postures intraitables pour nous permettre de prendre notre destin en main. Aujourd’hui, force est de constater que les FAMA sont déployées sur toute l’étendue du territoire national », s’est-il réjoui.
    Cette situation sécuritaire sous contrôle se caractérise, selon le président malien par un 2ème paramètre. Il s’agit, note-t-il du retour de l’administration, que cela soit les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets.
    La 3ème donnée fondamentale de cette stabilité est le retour progressif des services sociaux de base. « Il y a 10 ans, ce n’était pas possible », a-t-il ajouté.
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