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L’appel lancé par plusieurs penseurs africains pour un retour aux sources et aux valeurs africaines a reçu un écho favorable depuis juillet 2016 à Aného, une ville touristique, avec une vue sur la mer, tricentenaire et 2 fois capitale du Togo. Depuis cette date, un Togolais y a construit un musée pas comme les autres. Il s’agit de l’Ecomusée Guindoua.
De quoi s’agit-il ? Voici ce qu’en dit Anani Akpé Wilson, le président fondateur dudit musée : « C’est un musée écologique et dynamique, au contraire du musée simple qui est statique (…) Au fur et à mesure, nous changeons les choses et faisons évoluer tout ce que l’on vient voir. La différence avec un musée simple, c’est que l’on mène la vie que nos ancêtres avaient menée, alors qu’au niveau du musée ordinaire, on va voir ce que les gens avaient utilisé ou même simplement des photos ».
Depuis 8 ans, ce musée fait dans la sauvegarde du patrimoine naturel, la restauration de la biodiversité végétale comme animale, la valorisation de la culture locale et la création d’emploi à travers l’écotourisme. Après un début difficile, aujourd’hui, c’est le monde entier qui visite les lieux, notamment les élèves, les étudiants, les touristes et les amoureux de l’écotourisme.
« Nous sommes dans une logique de développement, et sans la maîtrise de sa culture, on ne peut jamais faire un développement local et surtout durable », dit le propriétaire des lieux.
A l’écomusée Guindoua, on fait aussi l’élevage des oiseaux, des animaux aquatiques et de certains animaux sauvages notamment les tortues et des varans en élevage dans un étang, et même des pythons en cage.
Un centre de formation qui veut faire des tresseurs de paillasson ou d’éventail, des agrégés
L’ambition est grande pour cet écomusée. A terme, c’est de créer un vrai parc animalier et un centre de formation. « Ce n’est pas en Europe qu’on doit aller voir les lions, les tigres, les panthères, les éléphants et autres animaux d’Afrique. Nous voulons faire de cet écomusée un centre de formation, ce qui pourrait permettre aux gens, pas forcément de grands intellectuels, d’être formés ici. Même un tresseur de paillasson ou d’éventail peut devenir un agrégé ici (…) On peut amener des gens d’un rien du tout à devenir des connaisseurs dans un domaine bien spécifique, et c’est cette ambition que nous avons au niveau de l’écomusée », rêve M. Wilson.
Pour couronner le tout, des groupes d’animation culturelle viennent égayer ceux qui y rendent visite. Ce jeudi, c’est une belle démonstration du Vodoun Zangbeto. Un spectacle qui a laissé plus d’un sans voix.
Avec letabloid.tg
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