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Cette journée du 15 mai 2024 restera gravée dans la mémoire des Burkinabè. Le pays des hommes intègres a célébré pour la première fois ses coutumes et traditions (JCT). Il y a eu beaucoup de célébrations traditionnelles à travers le pays. Une journée qui a vu pour la première fois le déplacement d’un chef d’Etat burkinabè au musée national, un lieu où sont conservés les éléments constitutifs du patrimoine culturel de ce pays d’Afrique de l’ouest.
Au dit lieu, le capitaine Ibrahim Traoré et sa suite ont visité les expositions sur la chefferie traditionnelle et la réserve de 13.658 objets conservés et valorisés.
Ce musée est le lieu de concentration des dispositions ancestrales prises face à l’adversité, notamment la construction des habitats traditionnels, les masques qui sont des camouflages permettant de se fondre dans la nature pour alerter l’arrière base en cas d’attaque de l’ennemi.
Les valeurs, les pratiques et messages ancestraux sont conservés dans de bonnes conditions et transmises de génération en génération.
‘En visitant tout ce que j’ai pu voir ici, les valeurs de solidarité, d’entraide et de cohésion sociale, nous les avons en nous. C’est notre culture et nous sommes en train de perdre ces valeurs. Il faille qu’on revienne à ces valeurs. Il faut qu’on arrive à garder cette culture d’avoir toujours des gens dans des postures autour des villages pour alerter’, a lancé le président burkinabè.
Il a promis de mettre les moyens à la disposition de ce musée pour permettre d’encadrer les plus jeunes. Et d’ajouter : ‘on a perdu beaucoup de choses et il faille retourner à la source pour retrouver ces bonnes valeurs parce que nos ancêtres se sont battus pour nous léguer ces terres’.
Pour le ministre de la culture, Jean Emmanuel Ouedraogo, c’est une journée historique. ‘Nous sommes dans le mois du patrimoine et nous célébrons la journée nationale des coutumes et traditions. Et c’est cette journée que le chef de l’Etat a choisi pour venir ici (le musée, ndlr)’, a-t-il souligné.
Le gouvernement burkinabè veut, selon le ministre, puiser dans les savoirs et savoir-faire de la défense et de la protection ancestrales pour, dit-il, définir un chemin authentique d’affirmation de la souveraineté du Burkina Faso mais aussi les bases d’un développement authentique.
A l’occasion de cette journée, la parole a été donnée par plusieurs médias burkinabè aux pratiquants des coutumes et traditions.
Grace à cette journée, le Burkina Faso rejoint la liste très courte des pays qui choisissent de se définir une religion propre et de sortir du mépris de soi que la colonisation a légué aux Africains. Un mépris de soi dans lequel on baigne sans faire aucun effort pour s’en sortir.
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