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Annoncées depuis belles lurettes, les élections consulaires devant doter la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) de nouvelles instances dirigeantes, semblent avoir du plomb dans l’aile. Les préparatifs de ces élections importantes pour le secteur privé togolais ne seraient-ils pas du goût des opérateurs économiques togolais ? Que se passe-t-il au juste quand on sait que 3 prorogations ont été accordées à ces opérateurs pour les besoins d’enregistrement sur les listes électorales ?
Les nouvelles ne sont pas du tout bonnes. Au Togo, on compte au moins une centaine de milliers d’entreprises. Cependant, malgré une première prorogation du délai d’inscription sur la liste électorale le 12 janvier dernier et une seconde le 31 janvier dernier, la commission électorale consulaire n’a enregistré que moins de 400 personnes. Ce qui, du coup, a nécessité une 3ème prorogation.
Et c’est le dernier écueil en date. Le communiqué de la ministre en charge du commerce, Rose Kayi Mivedor prorogeant les délais d’inscription sur la liste électorale consulaire prend des critiques de toutes parts. Comment est-ce que la ministre peut signer son communiqué le 14 février dernier et ce n’est que le vendredi 16 février au soir que les acteurs concernés ont eu vent de ce document ? C’est la belle question qui est sur toutes les lèvres.
De plus, dit-on, pour un communiqué qui fixe la fin des inscriptions au mercredi 21 février, il n’y a finalement que 2 jours ouvrables dont bénéficient ceux qui sont appelés à s’inscrire sur la liste électorale ?
A cela s’ajoute la modification des conditions d’éligibilité des candidats aux postes de responsabilité de la CCI-Togo. Au niveau national, les candidats dont les entreprises exercent dans les secteurs du commerce, de l’industrie, des services financiers et des télécommunications, doivent disposer de 10 salariés déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale.
« Non ! », disent bien des opérateurs économiques qui demandent qu’un petit regard ne soit jeté sur ce qui se fait dans les pays de la sous-région ouest africaine. Au Bénin par exemple, ne peut être président de la chambre de commerce et d’industrie que l’opérateur économique dont l’entreprise compte 20 employés déclarés à la caisse. Ceux-ci demandent alors que la considération qu’on accorde à la CCI-Togo soit revue à la hausse.
Et pour la catégorie services non financiers et télécommunications, l’entreprise doit avoir 5 salariés déclarés à la caisse.
Au-delà de tout, plusieurs langues disent ne pas comprendre pourquoi ces élections consulaires coïncident avec les élections législatives et régionales au niveau national, une autre préoccupation des opérateurs économiques à qui la législation donne l’opportunité de militer dans les partis politiques de leur choix.
Pour ceux-ci, les organisateurs des élections consulaires doivent revoir copie.
Pour des élections aux enjeux aussi importants, qu’est-ce qui peut justifier ce qui apparait comme un manque de confiance au processus? Est-ce un déficit de communication autour de ces élections ?
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