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A Bamako au Mali, un immeuble de 5 étages bâti sur une superficie de 500 m², fait désormais la fierté des détenteurs de savoirs occultes africains. Les descendants de ces hommes et femmes qui ont fait la fierté de l’Afrique dans l’antiquité et sur une bonne période du Moyen Age, avant l’arrivée des envahisseurs, vont y élire leur siège et travailler pour le bien de toute l’Afrique.
D’un coût total de 500 millions de francs CFA, la construction de cet immeuble dénommé ‘siège du réseau panafricain’, a été financée par le Prof. Mamadou Babou Niang, président du Réseau des détenteurs de savoirs occultes africains et chef suprême de la magie africaine.
« Tout ce qui a mis l’Afrique en retard, c’est le fait de mystifier et de cacher les choses. Il faut donc démystifier et transmettre ces secrets. Voilà ce qui est l’idée derrière la construction de ce joyau. Tous les grands sorciers de l’Afrique vont régulièrement se retrouver ici pour transmettre les secrets aux futures générations », a déclaré le professeur.
Un véritable centre d’incubation annonciateur d’une autre Afrique
C’est le ministre malien de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Andogoly Guindo qui a coupé le ruban pour permettre aux invités venus de plus de 70 pays de visiter les lieux.
« Je voudrais remercier le professeur pour les énormes efforts financiers qui ont permis la réalisation de ce projet. En tout cas, je formule le vœu que le siège du réseau panafricain soit un centre d’incubation des savoirs et savoir-faire endogènes de l’Afrique, pour qu’à partir de ce siège germe la graine de la puissance africaine pour devenir un grand arbre dont le fruit servira à l’humanité toute entière », a souhaité le ministre.
A cette inauguration, étaient présents Majesté Fian Togbe, roi de Komé et Coordinateur du Haut conseil des rois du Bénin, Sa Majesté Pessy Makoumakebegne du Cameroun, Nana Dr N’guessntié Mambe de Côte d’Ivoire et Lamido Issabia Amadou, président du Conseil national des chefs traditionnels centrafricains. Tous ont témoigné respect et gratitude pour cette action culturelle affirmée de façon convaincante.
« La seule chose d’authentique et d’important qui nous reste, c’est notre culture », a lancé à l’envi, Majesté Fian Togbe, roi de Komé.
Vivement que par le travail de ce siège, l’Afrique esclavagisée pendant 400 ans, colonisée pendant une centaine d’années, toujours néo-colonisée et donc perdue dans des contorsions sans tête ni queue, retrouve ses lettres de noblesse afin que germe de nouveau un monde bienheureux où tout homme et toute femme noirs vivent une belle vie en société.
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