- Advertisement -
L’association ‘Amis sincères’ a organisé ce vendredi dans la commune des Lacs 1, plus précisément à Aného (50 km au nord-est de Lomé) un café-débat public sur un thème d’actualité :’le vivre ensemble et la cohésion sociale au Togo, un impératif’. Un événement qui entre dans le cadre des actions pour la culture de la paix et la cohésion sociale au Togo.
Les organisateurs l’ont aussi présenté comme une tribune de sensibilisation et d’échanges sur les comportements adéquats entre citoyens pour, disent-ils, contribuer au vivre ensemble adéquat.
Ont rehaussé cet événement qui a eu lieu dans cette ville historique et frontalière du Bénin, des acteurs politiques comme Kafui Adjamagbo Johnson, Gérard Adja et Gérard Djossou de la Dynamique de la majorité du peuple (DMP) et Béléki Akouété de la Convergence patriotique panafricaine (CPP).
Au-delà des discussions qui ont animé ce café-débat, on retiendra le discours de bienvenue de la marraine de l’événement, Lily Gnininvi. Pour elle, cette rencontre se veut un cadre de réflexion non partisan.
« Ce qui nous réunit ce matin, c’est le Togo, notre pays que chacune et chacun de nous aiment tant et pour lequel nous avons consenti, depuis des années, de nombreux sacrifices. A la suite de nos pères fondateurs, de nos grands-frères et sœurs dans le combat pour notre souveraineté et notre liberté d’agir et de vivre, l’amour de notre patrie nous interpelle encore aujourd’hui », a-t-elle lancé d’entrée.
Pour cette Togolaise, actrice politique, chaque génération a des pyramides à bâtir, comme l’a souligné le Burkinabè, Joseph Ki-Zerbo. Pour avoir l’indépendance et pour bâtir une nation, a-t-elle dit, les pères fondateurs ont lutté dans un effort de cohésion. Les aînés dans la lutte, a-t-elle ajouté, ont pris l’exemple sur leurs prédécesseurs pour acquérir les droits individuels et collectifs.
« Grâce à eux tous, à leur sens de sacrifice et de détermination, nous avons un pays, une nation, notre chère patrie le Togo », a-t-elle ajouté avant de poser une multitude de questions qui ont orienté les débats.
Mais dans le Togo d’aujourd’hui, a-t-elle marqué, le constat est alarmant. Il y a la perte des valeurs cardinales et traditionnelles que sont la justice, l’amour, la fraternité, la solidarité, le courage, le sens du devoir, le respect de la vie des personnes, l’attachement au bien commun et l’autorité parentale. Une perte qui, selon elle, entrainera inexorablement la désintégration des fondements traditionnels de nos sociétés.
A tout ceci, elle ajoute une exacerbation de l’esprit individualiste et la recherche effrénée du gain, transformant les populations, jadis très solidaires les unes des autres, en ennemis qui sont capables de se détruire pour des ambitions égoïstes.
« Comment pourrons-nous assumer tous ces héritages, si nous perdons les valeurs cardinales ? Comment pourrons-nous bâtir une nouvelle nation, si nous manquons d’une vision d’unité nationale ? Comment pourrons-nous rallumer notre espoir du vivre ensemble harmonieux, si nous sommes prêts à diviser pour régner ? Comment pourrons-nous faire nation, si nous nous laissons guidés par des intérêts exogènes au détriment de nos intérêts nationaux ? Comment pourrons-nous servir notre pays, si nos familles sont divisées à cause des prises de positions politiques et sociétales excessives ? Comment ne pas s’interroger, lorsque des familles entières sont rendues pauvres et misérables et que dans le même temps, d’autres vivent de la logique du tout pour moi et rien pour les autres ? Ne pas s’interroger, n’est-ce pas assister sans rien faire à la mort de la promesse d’une société juste, égalitaire et prospère ? ». Telles sont les questions qu’elle a posées dans son discours.
Ce discours aux questions multiples et pertinentes a orienté les panélistes sur des pistes de réflexion qui, disent les organisateurs, peuvent aider le Togo à consolider son processus démocratique.
- Advertisement -







