mardi, juillet 28, 2026
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    Togo : le projet Helping Hand Rehabilitation de GAAT a fait sa part, 50 ex-détenus réinsérés

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    La société togolaise doit une fière chandelle au Global Alumni Association of Togo (GAAT). Après avoir permis au travers du projet d’aide juridictionnelle ‘Mission Driven Alumni Outreach (MDAO) Helping Hand en 2022 à une centaine de détenus d’être libérés lors des plaidoiries gratuites dans une dizaine de tribunaux togolais, cette association composée des Togolais qui ont bénéficié des programmes d’échanges et d’études initiés par les Etats-Unis d’Amérique, a mis en œuvre depuis janvier 2023 un autre projet qui a permis de réinsérer une cinquantaine de ces ex-détenus.
    Ledit projet dénommé Helping Hand Rehabilitation dont le but est de barrer la route de la récidive à ces personnes sorties de prison, a permis d’accompagner une cinquantaine d’ex-détenus, a pris fin ce lundi à Lomé, à la faveur d’une conférence. C’est en présence du maire de la commune Golfe 5, Kossi Aboka, de la chargée des affaires publiques à l’ambassade des USA au Togo, Shannon Ritchie, du président de l’Association des jeunes avocats du Togo (UJA-Togo), Me Yawo Dusi , du président du GAAT, Kossi Toto, et de différents partenaires qui ont permis de réaliser ledit projet.
    Au bilan de ce projet appuyé par l’ambassade des USA au Togo à travers Alumni Engagment Innovation Fund (AEIF), on note 96% de réalisation.
    « Sur une liste d’une soixantaine d’ex-détenus enrôlés par AEIF, 49 ont pu tenir dans leur secteur d’activités », a lancé Dr Moïse Akebim, coordonnateur du projet Helping Hand Rehabilitation.
    Concrètement, a-t-il décliné, dans le ressort des tribunaux de Lomé et de Tsévié, sur 10 ex-détenus, 9 ont fini leur formation et sont à leur propre charge ; dans le ressort de Aného-Vogan-Tabligbo, sur 22 ex-détenus, 20 sont à leur propre charge. A Notsé et Atakpamé, sur 9 ex-détenus, 4 ont fini leur formation. Et dans le ressort de Kpalimé et Kévé,  sur 19, 15 ont su se réinsérer.
    Aujourd’hui, parmi ces ex-détenus, on trouve un développeur web, un menuisier qui a son diplôme de CFA, un conducteur de chariots élévateurs, un chauffeur. D’autres sont des jardiniers, des éleveurs, des coiffeuses, des soudeurs à l’arc, des électriciens bâtiments, des couturiers et des pêcheurs, des mécaniciens et des commerçants.
    Le projet Helping Hand Rehabilitation a aussi permis de faire la naissance, les certificats de nationalité, des cartes d’identité à ceux d’entre les ex-détenus qui en avaient besoin avant d’aller en apprentissage.
    Le projet n’est pas mis en œuvre sans difficultés. Les initiateurs de ce projet ont noté des abandons. Des ex-détenus ont exigé d’avoir l’assistance en espèce ou qu’on leur achète des matériels extrêmement chers et d’autres encore ont refusé de commencer petitement. Quelques-uns ont récidivé et se sont retrouvés en prison tandis que d’autres ont pris la fuite.
    Parmi les difficultés rencontrées, on note aussi l’inconscience de certains bénéficiaires, surtout les plus jeunes, le refus volontaire de collaborer pour sortir des ghettos et l’absence d’adresse pour certains. Certains patrons ont fait preuve e mauvaise foi.
    Pour rappel, ce projet a pris en compte les ex-détenus qui étaient dans les tribunaux de Lomé, Tsévié, Aného, Vogan, Tabligbo, Notsé, Atakpamé et Kévé.
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