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Que se passe-t-il au juste dans le secteur des marins marchands au Togo ? Le Syndicat des gens de mer professionnels du Togo (SGMP-Togo) et l’association de Corps de marins marchands du Togo (COMMA-Togo) étaient encore devant la presse jeudi à Lomé. Les 2 organisations n’ont pas caché leur mécontentement relativement à la grille salariale contenue dans la convention collective des gens de mer présentée en octobre 2023.
Selon les responsables du syndicat et de l’association qui disent être l’un des premiers acteurs de cette convention collective mais qui, selon eux, ont été écartés du processus à un moment donné, cette grille salariale ne répond pas aux critères internationaux et n’est pas consensuelle.
« Nous avons été présents à toutes les négociations et à toutes les réunions techniques sur la grille salariale. Les travaux de cette convention collective des gens de mer ont débuté en octobre 2019 sur l’initiative du Directeur des affaires maritimes qui a associé tous les acteurs maritimes à des travaux en commission, afin de garantir une bonne fin des travaux de cette convention collective. Ceci, pour pallier les manquements du code de la marine marchande qui ne répond à aucune convention internationale », a lancé Poudèma Alfa, chef mécanicien et chargé des relations extérieures au SGMP-Togo.
Selon lui, les travaux se déroulaient normalement jusqu’au jour de la suspension des travaux due au rejet de la proposition de la grille salariale des armateurs par les représentants syndicaux.
« Les travaux devraient reprendre en commission avec les propositions salariales des représentants syndicaux. Une reprise qui n’a jamais eu lieu », a-t-il déclaré.
« Avec respect, nous demandons qu’une réunion soit convoquée avec toutes les parties prenantes pour que nous rediscutions de la grille salariale », a lancé pour sa part Tchagouni Sibabi, marin matelot-pont, chargé de mission et contentieux au SGMP-Togo.
Les 2 entités disent passer par la presse pour se faire mieux entendre et éviter la validation finale du document en janvier 2024. Avant cette conférence de presse, le syndicat et l’association disent avoir saisi les institutions internationales notamment l’Organisation internationale des marins (OMI). Si les lignes ne bougent pas à la suite de cette conférence de presse, ils disent faire du lobbying pour saisir le chef de l’Etat du problème.
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