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Du 18 au 20 septembre prochains, Lomé, la capitale togolaise, sera le centre de la recherche et de l’innovation (R&I). A ces dates, aura lieu au mythique Centre togolais des expositions et foires (CETEF), le Salon de valorisation des résultats de recherche et d’innovation en Afrique de l’ouest (SaVaRRI-AO 2023) sous le thème : ‘libérer le potentiel de la recherche et de l’innovation pour un développement inclusif et durable en Afrique de l’ouest’. L’initiative a été lancée ce jeudi à Lomé.
C’est au cours d’une conférence de presse en présence d’un représentant de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), du directeur de la recherche scientifique et technique du Togo, Prof. Kouami Kokou et d’un représentant de l’Agence universitaire francophone (AUF).
Ce salon, activité phare du projet de partenariat public-privé pour la valorisation des résultats de recherche et de l’innovation (PPP-VRI) cofinancé par l’Union européenne et des structures nationales, est un événement unique qui vient libérer le potentiel de la recherche et de l’innovation pour un développement inclusif en Afrique de l’ouest.
Ce salon concerne 4 pays, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo.
Prof. Joseph Tigbe, président du comité d’organisation dudit salon, dit les raisons qui ont conduit à son organisation. « Nous sommes partis d’un constat : c’est que la recherche et l’innovation dans les pays qui sont concernés, sont faiblement financées. Pour les 4 ays, la moyenne tourne autour de 0,4% du PIB alors que la moyenne mondiale proposée par l’UNESCO est de 1,7%. Quand nous avons essayé de comprendre cette situation, nous avons identifié un certain nombre de problèmes qui justifieraient à tort ou à raison le faible financement du service de la R&I dans nos pays », a-t-il lancé.
Quatre (4) éléments sont à la base de cette situation notamment la faiblesse de l’investissement public, l’absence d’un cadre formel qui rapproche les chercheurs et les opérateurs du monde socioéconomique, d’où une fracture entre les 2 mondes, tous les acteurs de la recherche s’ignorent et chacun travaille dans son coin. A tout ceci, il faut ajouter le fait que les gens ne sont pas suffisamment informés de la plus-value des résultats des recherches pour booster le développement.
« Nous avons estimé dans le cadre du projet, qu’il est temps de briser la glace », a lancé le président du comité d’organisation.
Il s’agira, pendant ces 3 jours, de rassembler tous les acteurs de la chaîne de la R&I, et même les utilisateurs des résultats des recherches et innovations, pour qu’ils parlent le même langage. Ce salon donnera également le ton d’une nouvelle attitude des opérateurs économiques qui, pour leurs besoins de solutions économiques, se tournent vers l’importation de solutions à coup de milliards, alors qu’il y a des solutions moins chères et efficaces au même titre que ce qu’on importe à portée de main dans les centres de recherches de chez nous.
L’objectif, à terme, c’est de promouvoir un réseautage entre les acteurs de la recherche et de l’innovation d’une part, et le monde socioéconomique d’autre part. Ce réseau va permettre de mieux valoriser les résultats des recherches et innovations pour que la recherche soit désormais faite pour répondre à des besoins spécifiques dans la société pour promouvoir le développement.
En plus clair, ce salon sera le lieu par excellence qui favorisera les échanges entre les différents acteurs (chercheurs, innovateurs, entrepreneurs, secteur privé et secteur public). IL permettra aussi de créer un environnement propice à l’investissement dans la valorisation des résultats de la R&I. Mieux encore, il donnera une plus grande visibilité aux innovateurs de la région.
La cérémonie officielle de la 1ère édition de ce salon aura lieu à Ecobank ETI. Et le CETEF accueillera le reste des travaux notamment des panels d’experts, une exposition, des masters class avec en toile de fond la finale du challenge de la meilleure innovation et le partage d’expériences et des rencontres B to B, B to C etc.
Pour rappel, le salon est porté par un consortium régional constitué de l’Université de Lomé, la CCIT, le CETEF, le mouvement des industries du Togo, l’Agence de la promotion de l’investissement, la Zone franche, Togo Invest pour ce qui est du Togo et des structures de recherche des 3 autres pays.
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