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Depuis samedi soir, le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a rendu public au cours d’une soirée à Lomé les 10 lauréats de la 7ème édition de la Nuit des droits de l’homme (NDH). Cette édition a été possible grâce au soutien financier de Pain pour le monde, l’Union européenne et ADRA. Parmi les lauréats de cette édition, il y a une association basée à Dapaong (600 km au nord de Lomé) et qui intervient dans la région des savanes.
Association nouveau visage pour l’Afrique (ANVA), c’est son nom, est lauréate de la catégorie OSC s’occupant des questions de jeunes. Que fait au juste à l’endroit des jeunes cette association et qui lui a valu d’être lauréate ?
Pour le premier responsable de cette organisation, ANVA veut contribuer à une Afrique meilleure d’où seront éradiqués la pauvreté et le sous-développement sous toutes leurs formes, dans le respect et la dignité des communautés les plus vulnérables dans les zones les plus démunies.
Dans la région des savanes considérée comme la plus démunie du Togo, ANVA a posé plusieurs actions qui sont à l’origine de son choix dans la catégorie OSC jeunes. Au total 5 activités précises lui valent ce prix.
Au titre de son activité intitulé ‘jeunes, paix et développement dans la région des savanes, 28 comités de paix composés de 196 personnes sont mis en place et formés sur les droits de l’homme, la paix et la cohésion sociale. 1780 autorités administratives, locales et leaders communautaires ont été sensibilisés tandis que plus de 800.000 personnes de 262 villages et quartiers sont sensibilisées sur la paix, la cohésion sociale, la gestion des conflits et sur la Covid-19.
Elle a aussi sensibilisé les jeunes à la prévention de l’extrémisme violent par le sport et l’engagement sportif. Plus de 1200 jeunes ont été formés.
ANVA a aussi développé une activité de rassemblement des communautés frontalières touchées par les conflits pour lutter contre l’extrémisme violent. D’autres actions ont été menées par cette association.
« L’objectif poursuivi par le CACIT en organisant la NDH, c’est de consolider les droits de l’homme et de pousser les acteurs à pouvoir s’intéresser encore plus aux droits de l’homme et à amener les autorités et les partenaires à s’intéresser plus à ces droits. Nous voulons aussi conduire les acteurs à respecter les droits de tout un chacun », a lancé le président du CACIT, Me Claude Amegan.
Revenant sur le thème de cette 7ème édition qui intègre l’extrémisme violent et le terrorisme, le patron du collectif trouve qu’il faut consolider les droits de l’homme dans cette situation.
Pour Joaquin Tasso Vilallonga, chef de la Délégation de l’UE au Togo, c’est un plaisir de soutenir chaque année cette initiative.
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