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Le projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO), financé pour 5 ans à coût 450 millions de dollars par la Banque mondiale en mars 2022, entre dans sa phase opérationnelle. Depuis ce mardi à Lomé, les unités de gestion du projet des 4 pays bénéficiaires (Bénin, Côte d’ivoire, Ghana et Togo) réfléchissent régionalement pour mieux agir localement. C’est sous le lead de la ministre togolaise du développement à la base, Myriam Dossou d’Almeida, en présence de Fily Sissoko, Représentant résident de la Banque mondiale au Togo et du coordonnateur régional du projet COSO.
Pendant 3 jours, les équipes nationales des pays d’intervention de ce projet de vont apprendre les unes des autres et lancer la 1ère session ordinaire du comité de collaboration régionale (CCR).
Pour le Représentant résident de la Banque mondiale au Togo, ce projet se justifie par 2 raisons fondamentales. « Les régions nord du Golfe de Guinée font face à des risques d’insécurité croissante provenant du Sahel, marqués par des attaques qui ont cause des pertes en vies humaines et des déplacés internes », a-t-il lancé.
Selon M. Sossoko, ces régions font également face à d’autres crises, notamment des menaces exogènes générées par des conflits internes et le changement climatique auxquels s’ajoutent des défis de longue date tels que la pauvreté, l’exclusion, l’absence de perspectives pour les jeunes et les tensions intercommunautaires. Des situations qui gangrènent toute la sous-région avec des conséquences désastreuses, a-t-il ajouté.
Le projet COSO vient promouvoir la résilience socioéconomique des communautés rurales des régions cibles du nord du Golfe de Guinée. Concrètement, il bénéficiera dans les 4 pays à 4600 communautés.
Myriam Dossou d’Almeida a souhaité que le projet COSO soit un think thank et la cheville ouvrière des programmes et politiques de cohésion sociale dans les 4 pays bénéficiaires.
La part du Togo dans le projet COSO
Pour le Togo, le projet COSO dispose d’une enveloppe financière de 60 millions de dollars, soit 33 milliards de francs CFA constitués à 50% de don et 50% de crédit. Il bénéficiera à 40 cantons frontaliers, dont 36 dans la région des Savanes, 2 dans la région de la Kara et 2 dans la région centrale. Le bras opérationnel de ce projet au Togo est l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) dirigée par Mazalo Katanga.
Pour la ministre, plusieurs initiatives publiques ont déjà été prises notamment le projet de filets sociaux et services de base (FSB), le projet d’opportunités d’emploi pour les jeunes vulnérables (EJV) et le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS). Cependant, a-t-elle souligné, le projet COSO vient en complément aux initiatives déjà prises en matière d’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base, d’inclusion, d’engagement et de participation communautaire aux actions de développement.
Mieux, a-t-elle lancé, le projet COSO comporte des valeurs ajoutées pour le Togo à cause de son approche de mise en œuvre qui repose sur le modèle du développement conduit par les communautés (DCC). En effet, à travers ce nouveau projet, on verra une participation des communautés bénéficiaires, l’inclusion sociale, le renforcement de capacités des parties prenantes, des synergies et une allocation de subvention à chaque canton bénéficiaire sur la base de critères clairement définis.
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