vendredi, décembre 2, 2022
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    Togo : la question des maladies mentales préoccupe, l’hôpital de Zébé débordé

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    Ce 10 octobre a été célébrée dans le monde entier, la journée mondiale de la santé mentale. Au Togo, une conférence de presse a démarré les activités liées à cette célébration. Etaient face à la presse à Lomé, les premiers responsables du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), de Handicap International (HI), de la Fédération togolaise des associations de personnes handicapées (FETAPH) et de l’hôpital psychiatrique de Zébé (Aného).

    Les 4 personnalités ont déroulé tout sur la situation de la santé mentale au Togo. Il faut d’entrée dire qu’il n’y a pas d’étude nationale sur la question. Cependant, de l’avis de certaines données scientifiques, la question des maladies mentales est une préoccupation de première heure.

    La santé mentale, suivant la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est l’état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire fa ce aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès, d’être productif et de contribuer à sa communauté.

    Selon le commandant docteur Saliou Salifou, médecin chef à l’hôpital psychiatrique de Zébé, en matière de santé mentale au Togo, il faut des actions concrètes de promotion du bien-être. Il a fait savoir qu’il faut assurer la prise en charge efficiente des victimes de maladie mentale et dupliquer les hôpitaux psychiatriques au Togo. Il n’en veut pour preuve que dans l’établissement psychiatrique dont il a la charge, il y a 256 malades pour seulement 220 lits.

    Toujours dans le sillage des actions, il trouve qu’il a nécessité d’encourager la formation des acteurs de santé mentale à travers des bourses. La question des malades mentaux abandonnés ou errants est d’une importance capitale, selon ce praticien. Il a fini avec l’idée de l’allocation pour les maladies mentales chroniques et handicapantes.

    Handicap International a commencé à aborder la question de la santé mentale au Togo en 2014 avec les détenus. Mais très vite, l’organisation s’est rendue compte que la problématique était d’une importance capitale.

    « Très souvent quand on évoque la question de la santé mentale, on n’oublie le volet participation sociale et handicap. C’est pourquoi à chaque occasion, nous nous associons avec la FETAPH pour que les gens puissent reconnaître le handicap psycho-social comme les autres types de handicap », a lancé Georges Atati, responsable pays pour HI.

    Selon lui, les personnes victimes de maladie mentale font l’objet d’une grande stigmatisation. « Aujourd’hui, même dans la terminologie que nous utilisons pour désigner ces malades, sont stigmatisantes. Nous avons développé un fort volet de sensibilisation et de plaidoyer avec la FETAPH », a-t-il précisé.

    En matière de réponse nationale face aux problèmes de santé mentale, des efforts sont faits. Le Togo, selon Dr Mawusi Komivo Aho, coordonnateur de PNAPP, a toujours fait face au fléau des maladies mentales avec la création de l’hôpital psychiatrique de Zébé en 1932, la mise en place d’un Programme national de la santé mentale en 1994 et récemment en 2020 par la mise en place du Programme national des addictions aux produits psychoactifs. Un programme qui prend aussi en compte la santé mentale, la lutte contre le tabac, les addictions à la drogue et à l’alcool.

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