vendredi, décembre 2, 2022
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    CEDEAO : contributions financières des Etats membres en berne

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    Le Parlement de la CEDEAO tient à Lomé sa 2ème session extraordinaire. Une rencontre ouverte par la présidente de l’Assemblée nationale togolaise, Djigbodi Yawa Tsègan, en présence du président de l’institution communautaire, Dr Sidie Mohamed Tunis. Pendant 5 jours, les députés des 15 pays vont examiner et adopter le budget dudit parlement au titre de l’année 2023.

    Au lancement des travaux, le président du parlement de la CEDEAO a fait constater que depuis quelques années, la communauté fait face à un faible taux de recouvrement de la taxe communautaire.

    « Nous assistons à un faible taux de recouvrement de la taxe communautaire, environ 30% ces dernières années ; ce qui a pour conséquence immédiate la réduction de la capacité de la CEDEAO à mettre en œuvre des projets et programmes, la réduction de la visibilité des institutions auprès des citoyens de la communauté, et le ralentissement du rythme de l’intégration économique », a lancé M. Tunis.

    Faut-il le rappeler ? Les États membres de cet espace communautaire contribuent financièrement au fonctionnement des institutions par le biais d’un mécanisme connu sous le nom de prélèvement communautaire qui constitue la principale source de ressources de la communauté. Ce prélèvement communautaire, qui consiste en un taux de 0,5 % imposé sur les marchandises provenant des États non-membres de la CEDEAO, principale source de financement de la CEDEAO, couvre entre 70 et 90% du budget de la communauté.

    Il a donc saisi l’occasion pour rappeler aux uns et aux autres l’importance du budget annuel de l’institution parlementaire. « Le budget annuel permet au Parlement de la CEDEAO de fonctionner et de financer ses activités, étant donné que notre mission est de représenter les populations d’Afrique de l’Ouest, de contrôler les activités sectorielles, à savoir celles des instances chargées de mettre en œuvre les programmes de la Communauté et de participer au processus d’adoption des actes communautaires », a-t-il précisé.

    Selon la présidente de l’Assemblée nationale togolaise, malgré les efforts déployés par les pays membres, l’espace communautaire reste confronté à la persistance des défis tels que l’accès aux services de base et l’emploi décent, les enjeux sécuritaires, la faiblesse des systèmes sanitaires et la vulnérabilité des économies.

    « Les différents foyers de crises au sein de notre espace demeurent des sujets de préoccupation et doivent retenir l’attention de tous pour rechercher ensemble les voies et moyens de ramener la paix partout où elle est menacée », a-t-elle ajouté.

    Cette assise, a-t-elle annoncé, doit conduire à revisiter les outils clés de gestion de l’institution communautaire, à mener de profondes réflexions en vue de réaliser le grand renouveau de l’espace à travers des solutions innovantes et adaptées à l’environnement.

    « Cela montrerait, aux populations de notre espace, notre détermination et notre capacité à suivre à grande lancée, l’évolution irréversible vers le bien-être partagé », a-t-elle conclu.

    Inflation galopante et conflit russo-ukrainien, de sérieuses préoccupations

    A l’ouverture de cette session, le président du Parlement de la CEDEAO s’est dit préoccupé par la forte inflation.

    « Nous assistons à une flambée inédite et imprévisible des prix des denrées alimentaires et de l’énergie sur le marché mondial, ce qui a un impact considérable sur le niveau de vie des populations que nous représentons. Cette situation est imputable aux tensions politiques internationales actuelles, auxquelles s’ajoute le changement climatique, qui a un impact négatif sur l’agriculture et met en péril la production animale », a-t-il précisé.

    Il va poursuivre en pointant du doigt le conflit entre la Russie et l’Ukraine.

    « Le conflit entre la Russie et l’Ukraine constitue non seulement une menace réelle pour la paix et la sécurité internationales, mais aussi un risque évident de crise économique mondiale sans précédent. À cet égard, je me permets de rappeler la Charte des Nations Unies, dans laquelle la communauté internationale s’est engagée à épargner aux générations futures et à l’humanité tout entière, les affres et les souffrances d’une autre guerre mondiale », a-t-il souligné.

    Il a profité de l’occasion pour lancer un appel à la communauté internationale à assumer ses responsabilités. « Elle doit garantir, à travers les Nations Unies, la sécurité et la stabilité de tous les États membres. J’en appelle également tous les pays épris de paix et de justice à unir leurs efforts et à prendre toutes les mesures collectives efficaces pour dissiper les menaces à la paix et parvenir à un règlement pacifique des différends qui les opposent », a-t-il proposé.

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