Finis l’esclavage, la domination et l’exploitation à la société de transformation des plastiques et dérivés/nattes (STP/nattes). Pour mieux défendre leurs droits devant leur employeur, les travailleurs de cette société se sont constitués samedi à Lomé en syndicat. Un bureau directeur de 9 membres dont 4 femmes a d’ailleurs été mis en place.
L’Union syndicale des travailleurs et agents connexes de la société de transformation des plastiques et dérivés/nattes (UST-STP/nattes) va, dans les tous prochains jours, adresser à l’employeur une lettre pour le tenir informé des différents problèmes auxquels les employés font face. Et si rien ne change, ces travailleurs vont mette en œuvre les moyens légaux, notamment la grève.
« Le personnel de cette société travaille dans des conditions déplorables et soumis à des traitements irrespectueux de la réglementation relative aux relations professionnelles en vigueur sur le territoire togolais. Le personnel est confronté à de multiples problèmes qui compromettent sa vie et sa carrière », a déclaré Jacques Ablam Awoute, Secrétaire général dudit syndicat.
Selon lui, les conditions de vie et de travail, loin de s’améliorer, s’aggravent au fil du temps. « Les questions de contrat, les primes non versées, nos différentes démarches vers notre employeur en vue de l’amélioration des conditions de travail et les diverses dispositions à prendre afin de contribuer au renforcement de la paix sociale au sein de l’entreprise n’ont rien donné. Il y a une grogne qui ne dit pas son nom », a-t-il précisé.
En guise d’exemple, le travailleur est renvoyé sur un coup de tête sans motif valable de cette société. Après 3 ans de travail, dit-on, le travailleur peut être licencié sans motif. Il y a trop de chaleur dans certaines sections, le salaire est trop bas. En matière de santé, pas d’infirmerie dans l’enceinte de la société pour les blessés qui sont évacués sur de longues distances.
Outre ces revendications, le syndicat qui vient d’être créé dans ce secteur compte tout mettre en œuvre pour que les syndiqués puissent régulièrement cotiser ; les formations syndicales ne seront pas en reste.







