Faure Gnassingbé a le vent en poupe ces derniers temps. Après sa sortie réussie devant l’Assemblée nationale où sa majorité et son opposition ont semblé boire jusqu’à la lie son discours sur l’état de la nation togolaise, le chef de l’Etat togolais est reçu lundi par le Pape François au Vatican, au détriment de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro qui, depuis des semaines, multiplie en vain les tentatives pour discuter des sujets ‘graves’avec son compatriote n°1 Togolais.
Selon le service de communication de la Présidence de la République togolaise, M. Gnassingbé est allé recevoir les bénédictions du ‘Saint Père’ pour le Togo. Et cet entretien entre les deux personnalités, poursuit ce service, vient au lendemain de la célébration du 59ème anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale et 5 mois après l’organisation ‘réussie’ des élections législatives du 20 décembre 2018.
« Les 2 hautes personnalités se sont entretenues, après un recueillement, dans une ambiance cordiale empreinte de piété et d’admiration mutuelle. Sur la situation politique au Togo, les deux personnalités ont fait le tour d’horizon des derniers développements de l’actualité sociopolitique du pays notamment des élections législatives », indique ledit service.
Mieux, souligne le service de communication de la présidence, le Pape a salué l’engagement du chef de l’Etat togolais à renforcer le processus démocratique et le dialogue au pays.
Mgr Philippe Fanoko Kpodzro est-il encore fondé à demander à voir son compatriote, le président de la République, celui qu’il appelle affectueusement ‘mon fils’ ?
Il y a quelques jours, l’archevêque émérite de Lomé regrettait que toutes ses tentatives pour rencontrer Faure Gnassingbé afin de s’entretenir avec lui de sujets ‘graves’ qui nécessitent, dit-il , ‘une ‘prompte’ et ‘rapide’ action de sa part pour éviter le pire, sont restées vaines.
« Depuis plusieurs semaines, mes efforts pour obtenir auprès de votre Excellence une audience pour exposer des sujets brûlants et d’intérêt commun, se sont heurtés à une impasse. J’ai usé de tous mes moyens sans succès. J’ai même tenté de joindre directement votre Directrice de Cabinet qui n’a daigné faire accueil favorable à mon appel », écrit ce prélat qui multiplie les actions pour faire comprendre à M. Gnassingbé que la situation est grave.







