mardi, juillet 28, 2026
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    Togo : la situation de la liberté de manifestation et de réunion au cœur d’une rencontre sous régionale

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    Les défenseurs des droits de l’homme s’inquiètent. Dans les pays de l’Afrique de l’ouest, la liberté de manifestation et de réunion subit des restrictions. Pour discuter de cette question épineuse, le réseau ouest africain  des défenseurs des droits de l’homme (ROADDH) réunit à Lomé une vingtaine de défenseurs des droits de l’homme des 16 pays de l’Afrique de l’ouest.

    Au cœur des échanges, les lignes directrices sur la liberté de manifestation et de réunion, un important document adopté par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples à Niamey en mai 2017. Durant 2 jours, les participants venus des 15 pays de la CEDEAO et de la Mauritanie vont échanger les expériences vécues sur le terrain dans les 16 pays mais aussi s’approprier ces lignes directives.  

    « Nous sommes aujourd’hui confrontés à des questions à travers toute la sous-région. La question essentielle est celle de savoir si la jouissance de ce droit repose sur le régime d’autorisation ou sur celui de la déclaration. C’est important pour nous de comprendre cette situation, d’évaluer et mieux vulgariser ces lignes directrices auprès de nos Etats », a déclaré Mélanie Sonhaye Kombaté.

    Selon la directrice des programmes et plaidoyer auprès du secrétariat du RAODDH, la situation est plus inquiétante, vu que le terrorisme vient s’ajouter, ce qui fait que les Etats prennent des lois pour restreindre l’espace de la société civile.

    « Pour nous, il est très important que les chefs d’Etat de la sous-région puissent comprendre qu’il existe des lignes directrices auxquelles ils doivent se conformer. Quand on parle de ce document, on a l’impression que c’est un document comme les autres. Il n’en est rien. C’est plutôt le pilier sur lequel nous devons nous baser pour interpeler nos Etats », a-t-elle lancé.

    Le ROADDH a à ses côtés le Centre pour les droits civils et politiques (CCPR). Selon André Kangni Afanou, coordinateur du bureau Afrique de l’ouest et du centre de ce centre, la maîtrise des documents africains se trouve être le cœur même du problème que les défenseurs des droits de l’homme ont avec les gouvernements.

    « Ensemble, nous avons le potentiel de changer l’Afrique », a-t-il déclaré.

    Au cours des travaux, les participants vont faire le débriefing sur le groupe d’étude  sur la liberté de manifestation et de réunion en Afrique, ses acteurs et le processus d’élaboration. Il sera également question du rôle fondamental du défenseur des droits de l’homme dans la mise en œuvre des lignes directrices en question.  

    Pour rappel, au Togo, il existe une loi qui réglemente la liberté de manifestation et de réunion. Mais le constat est que le gouvernement, les acteurs politiques et les défenseurs des droits de l’homme se déchirent toujours sur l’interprétation de cette réglementation qui n’a qu’une vingtaine d’articles.

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