mercredi, juillet 29, 2026
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    La coalition des 14 appelle les Togolais à s’écarter du recensement qui débute le 1er octobre

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    La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a, au cours d’une conférence de presse donnée ce mercredi à Lomé, réitéré ce qu’elle a dit le 23 septembre dernier, lors de la 2ème réunion du comité de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de sortie de crise. Elle demande l’arrêt du processus électoral en cours et la suspension du recensement électoral prévu pour le 1er octobre prochain.

    Elle dit qu’elle va déléguer au plus tard le 30 septembre prochain, les 8 personnes qui doivent la représenter à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Mais elle dit « non » à toute idée de démarrage du recensement électoral le 1er octobre, soit 24 heures après l’entrée de ses représentants à la CENI et en l’absence de ses représentants dans les Commissions électorales locales indépendantes (CELI) et dans les Comités listes et cartes (CLC).

    Le regroupement de partis politiques de l’opposition persiste et signe, seules les élections ‘transparentes’ et ‘équitables’ sont le gage d’un règlement de la crise politique togolaise. Mais si la CENI présidée par Kodjona Kadanga continue son ‘agitation’ et commence le recensement électoral le 1er octobre prochain, la population togolaise est donc appelée à se tenir à l’écart de ce recensement.

    « Nous demandons aux populations de se mettre à l’écart du recensement électoral qui commence le 1er octobre. Ce sera une mascarade. On ne participera au recensement que lorsque les choses se feront dans les normes. A défaut de trouver des solutions à ces préoccupations, nous serons obligés de demander à nos représentants qui auront intégré la CENI, de se retirer   », a déclaré Brigitte Adjamagbo Johnson, coordinatrice de cette coalition.

    Selon la secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), la coalition des 14 ne cautionnera pas le chronogramme électoral établi avant l’entrée de ses représentants à la CENI. « Une fois que la nouvelle CENI est installée, il faut lui laisser le temps de faire les choses elle-même », a-t-elle prévenu.

    D’ailleurs, a-t-elle ajouté, la mission des experts électoraux a commencé le 24 septembre et selon les termes de référence de leur mission, ils doivent examiner ce qui a été déjà fait et fournir un rapport au comité de suivi, ce qui permettra de corriger des choses. « Les a-t-on fait venir juste pour la forme ? », s’est-elle demandé.

    La coalition évoque la question de la présidence de l’institution organisatrice des échéances électorales. « Si pour une fois on ne peut pas nous laisser la présidence de la CENI, il faut qu’elle soit présidée par une personne consensuelle, neutre, pourquoi pas un étranger que nous aurions librement choisi », a lancé Mme Adjamagbo Johnson.

    La nouvelle CENI aura aussi, selon la coalition, à régler le problème de la présidence es qualité des CELI. Il faut que le vote de la diaspora soit effectif pour les prochaines élections législatives.

    Pour rappel, les responsables de la coalition n’ont pas communiqué les noms des 8 personnes censées représenter le regroupement à la CENI. Elle dit être à pied d’œuvre pour la désignation de ces personnes. Elle prévient que toute liste circulant sur les réseaux sociaux ne provient pas d’elle. Elle a tenu à informer la population que les personnes qui seront désignées seront à la fois ‘compétentes’, ‘combatifs’ et dignes de représenter le peuple togolais.

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