Le gouvernement togolais vient de marquer un autre pas vers l’organisation des élections législatives du 20 décembre prochain en adoptant en conseil des ministres ce mardi un décret portant création de la « Force sécurité élection 2018 » (FOSE 2018).
Composée de 8000 agents issus de la gendarmerie et de la police nationales, et placée sous le contrôle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement du ministère en charge de lac sécurité, la ‘FOSE 2018’ aura 3 missions, souligne le communiqué du conseil des ministres.
« Elle a pour mission de maintenir la paix, assurer la sécurité ainsi que la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national avant, pendant et après les élections de 2018, prendre toutes les mesures pour maintenir ou rétablir l’ordre public en relation avec l’organisation des élections durant toutes les phases des processus électoraux notamment le recensement, la campagne, les opérations de vote, le dépouillement et la proclamation des résultats, assurer la sécurité des lieux de meeting ou de manifestations publiques pendant la campagne électorale, des bureaux de vote, des candidats, des commissions électorales, des chefs de partis politiques ainsi que du matériel électoral, en observant la plus stricte neutralité à l’égard de tous », note le communiqué.
La création de cette force intervient pendant que les protagonistes de la crise politique togolaise attendent de pied ferme les facilitateurs de la crise que sont les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé.
Bientôt un mois que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a proposé au Togo une feuille de route de sortie de crise, rien n’a encore bougé si ce n’est la CENI contestée qui avance à grands pas dans la préparation des élections.
Les facilitateurs auront pour mission de dire si la CENI est dans sa rôle d’organisation des élections législatives ou tout devra être repris, comme le souhaite les opposants de Faure Gnassingbé.







