« Le statu quo n’est plus possible au Togo ». Ces propos tenus il y a quelques jours par le président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite au Nigeria, ont été réitérés le samedi 14 juillet dernier, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la France Lomé en présence de plusieurs acteurs politiques du pouvoir comme de l’opposition.
Au cours de cette rencontre, le diplomate français a noté qu’en l’espace de 10 mois, il a vu émerger au Togo des blocages, des divisions et parfois des violences mais également des regroupements et des propositions de sortie de crise et un dialogue.
Pour lui, l’objectif des discussions actuelles entre les protagonistes de la crise politique sous la facilitation des présidents ghanéen et guinéen, c’est de permettre aux Togolais de se rendre aux urnes pour choisir démocratiquement, le moment venu, leurs représentants nationaux et locaux.
« J’ai pu le constater à travers l’attachement partagé du pouvoir et de l’opposition sur ce principe démocratique. Il s’agit désormais de créer une confiance réciproque et suffisante, pour le mettre pleinement en œuvre », a-t-il souligné.
Représentant du gouvernement à cette rencontre, Octave Nicoué Broohm, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a planté le décor en disant que la vie sociopolitique a été marquée ces derniers mois au Togo par des dissensions politiques au sujet des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.
Et le gouvernement a toujours été favorable à ces réformes, a-t-il poursuivi. La ‘bonne foi’ et la ‘bonne volonté’ du gouvernement ont été démontrées, selon lui, à travers le projet de loi à l’Assemblée nationale y relative de septembre 2017. Malheureusement, souligne-t-il, il n’a pu aboutir en raison de la situation de blocage qui a régné à cette occasion au sein de l’hémicycle.
Il a donc réaffirmé son ‘ferme’ et ‘résolu’ engagement à jouer sa partition pour l’avènement et l’aboutissement des réformes politiques au Togo, sous l’égide dit-il, de la médiation ghanéenne et guinéenne.
« Un pays qui s’inscrit résolument dans la voix de son progrès, doit pouvoir compter sur l’élan et la dynamique consensuels de ses filles et de ses fils », a indiqué le ministre.







